BRUS
C'est vrai... rculrelicn me paraît assez inlime .. Et Georges, d'ailleurs, leur laisse une complète liberlé. (Il désigne Lucile et Montéclain.)
LÉONA
Oh ! je crois que pour dire tout ce qu'il veut Montéclain n'a plus besoin des distractions de M. Georges.
TOUS LES JEUNES GENS, à mi-voix.
Comment!...
cuis, au lointain.
Au jeu du mail! au jeu du mail!
PORNIC, avec d'autres paysans, accourant. Ohé! les gars, voulez-vous en essayer encore cette année ?
FRANÇOIS, à Aly.
11 n'y a pas moyen... quand même il nous donnerait dix pas d'avantage,
ALY
Eh bien ! moi, je lui donne cinq coups de maillet d'avantage.
DOMINIQUE
Prends garde, c'osl le meilleur butlcur du pays.
ALY
N'ayez pas pour, l'ancien... je me suis dégourdi les avant-bras sur les boules des Arabes.
MADELINE
D'ailleurs, je veux qu'il ait le prix, moi !
PORNIC, à part.
Oui-da !... j'y crèverai, ou il ne l'aura pas.
LA CLOSERÎE DES CHNÈTS,
Atr.
Tu l'auras, ma petite Madeline... (A Dominique.) Je vous la confie, l'ancien... et pas de Murs et Vénus, hein!...
DOMISIQCE.
La fiancée d'un ami!... j'aimerais mieux voir finir le monde. '*
PORNIC
On TOUS attvnd, monsieur d'Alger.
AtT.
Voilà !
PORNIC
François, va chercher les maillels.
(Tout s'éloignent vers le fond. —François sort par la droite avec quelques paysans.)
MONTÉCLAIN, à Mm» de Brias et à sa fille. Ces dames veulent-elles prendre les places, qui leur sont réservées?
M"e DE BRIAS.
Volontiers... (Elle se Itve et prend le bras de sa nile.) Veuez-vous, Lucile?
ILCiLE, se levant.
A l'instant .. Eh bien I Georges, la tn'oublies? (A cette interpellation de sa sœur, Gcorgfs, absorbé dans ses pensées, tressaille et fait un pas vers Luelle.)
Je suis à toi...
LOUISE, bas et vivement h Georges.
Georges, restez!
GEORGES, bas, à Louise.
Prenei prde !...
LOUISE, même jeu.
Georges!... Georges!...
MOSTÉClAi:», 5 part.
L'imprudente!... (A Georgps, tandis que Lucile échange un mot avec M™* de Brias.) Georges, donnez le bras à Louise... je vous en prie... GEORGES, étonné et balbutiant.
Quoi î... monsieur...
MO:<TÉCL.Aiy, bas, désignant Louise du regard. Mais re?;aidezla donc!... (A Lucile.) Prenez le mien, madonioi.sclle... C'e^t celui d'un honinir qui donnerait sa vie pour vous prouver le profond respect que vous lui inspirez.
(Ils passent il l'avaut-scéne en parlant ainsi, et s'éloignent.) tÉO>A, passant lentement devant la sct-ne avec Brias et le groupe qui l'entourait.
Eh bien! Brias... trouvez-vous le lonr bien joué?... (Hiani.) Il s'est débarrassé de l'augusle paysanne sur le rrére complaisant, et il lrou»tid movrn de les perdre dans la foule... Suivons-les.. BniA<i.
Volontiers... mais revenons à cette histoire de la Closcrie des Genêts ..
LÉO\A
Histoire véritable et aulhcnlique.
FKAttÇDlS et PAYS.tKS.
V'ià les mailletsi