‹ [Magasin théâtralChapitre 728 sur 1545 · LOUISE, GEORGES · texte numérisé non relu

LOUISE, GEORGES

LOUISE, d'une voix irritée, mais cotitenue. Georges, je n'ai plus de force... mon cotiragc est à bout... il faut mettre un terme à cette horrible position...

GEORGES

De la patience, Louise !

LOUISE

De la patience!... encore!... toujours!... Mais vous ne savez donc pas ce que je soulTrc!..,

GEORGES

Plus bas! plus bas!... on peut vous entendre...

LOUISE

Si, depuis deux mois, vous aviez cherché à me

voir, je ne serais p;»» obligée de vous parler ici,

au milieu de celte fêle... mais non 1... vous m'a-

vei laissée deux mois, mourante, désespérée...

GEORGES

Ah!... si vous saviez, Louise... qutls dangers uous cnloureull...

LOUISE

Je sais que je suis perdue... Je sais que, sans voire sœur, je serais morte... Je sais que...

GEORGES

0 Louise, Louise... Calmez-vous! Un ivgard, un met peut nous perdre.

LOUISE

Oui, vous avez raison... Je suis calme... je parle bas... je me contiens. Mais vous comprenez bien que je ne puis pas vivre ainsi, que c'est... Oh ! j'ai le cœur qui m'étouffe... et il faut me taire !...

GEORGES

Louise, je suis plus mullwureux que tous!... Mais, crojez-nioi... nous serons perdus tous deux à l'heure où vous ne pourrez plus contenir votre douleur.

LOUISE, remontant la scène.

Eh bienlquece soit mainlenanl ou plus lord, je \eux...

CEORGl'.s, l'arrérniil.

Louise, est-ce là ce que m m'avais prom'rt!

LOUISE

Ce que je t'ai promis!

GEORGES

Oui, m tn'svaîs promis <!'niien*t avec rtslgn lion...

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