LOUISE, GEORGES
LOUISE, d'une voix irritée, mais cotitenue. Georges, je n'ai plus de force... mon cotiragc est à bout... il faut mettre un terme à cette horrible position...
GEORGES
De la patience, Louise !
LOUISE
De la patience!... encore!... toujours!... Mais vous ne savez donc pas ce que je soulTrc!..,
GEORGES
Plus bas! plus bas!... on peut vous entendre...
LOUISE
Si, depuis deux mois, vous aviez cherché à me
voir, je ne serais p;»» obligée de vous parler ici,
au milieu de celte fêle... mais non 1... vous m'a-
vei laissée deux mois, mourante, désespérée...
GEORGES
Ah!... si vous saviez, Louise... qutls dangers uous cnloureull...
LOUISE
Je sais que je suis perdue... Je sais que, sans voire sœur, je serais morte... Je sais que...
GEORGES
0 Louise, Louise... Calmez-vous! Un ivgard, un met peut nous perdre.
LOUISE
Oui, vous avez raison... Je suis calme... je parle bas... je me contiens. Mais vous comprenez bien que je ne puis pas vivre ainsi, que c'est... Oh ! j'ai le cœur qui m'étouffe... et il faut me taire !...
GEORGES
Louise, je suis plus mullwureux que tous!... Mais, crojez-nioi... nous serons perdus tous deux à l'heure où vous ne pourrez plus contenir votre douleur.
LOUISE, remontant la scène.
Eh bienlquece soit mainlenanl ou plus lord, je \eux...
CEORGl'.s, l'arrérniil.
Louise, est-ce là ce que m m'avais prom'rt!
LOUISE
Ce que je t'ai promis!
GEORGES
Oui, m tn'svaîs promis <!'niien*t avec rtslgn lion...