‹ [Magasin théâtralChapitre 730 sur 1545 · SCÈNE II r · texte numérisé non relu

SCÈNE II r

LOUISE, GEORGES, NONTÉCLAIN.

MOSTÉCLAKV.

Arrêtez, malheureuse Louise l

LOUISE

Non !.., laissez-moi !

MOSTÉGLAJJS.

Attendez I

LOUISE

Pas un jour, pas une heure!... Qui sait si demain je ne retomberai pas daus l'apathie de mon

LA CLOSERIE DES GENÊTS

désespoir?... qui sait si, demain, je ne serai pas morle... ou idioie?

GEORGES

Ah ! sauvez-la, calmez-la, vous, mousieur, qui j savez son secret.

LOIISE.

OU! oui, il le sait... et il a eu pitié de moi... Mais il ne sait pas qu'il me faut rester perdue...

MOJiTÉCLAlX.

Je sais, Louise, que Georges a dû se taire... , et que vous devez vous taire encore, tous les deux. GEORGES, bas, à Moniéclain.

Eh quoi 1 Monsieur, connaitsez-vous donc le secret fatal de ma vie ?

MONTÉCLAIN.

Oui, Georges... Et je vous dis à tous deux ; Espérez !

GEORGES, bas, à Montéclajn.

Espérez, dites-vous ?.., Ahl vous ne savez pas tout alors !

MONTÉCLAIS.

Plus que vous peut-être... (A Louise et à Georges.) Mais veillez sur vous-mi^me... veillez surtout sur voire enfant...

LOUISE

Mon enfunt! mon enfant!... Est-ce qu'il est condamné ù mourir aussi?...

MONTÉCLAIN.

Allez à la Closeriedes Genêts.. . Emporlcz-le... cachez-le... Et si vous n'avez pas d'asile assez sûr, n'oubliez pas que ma maison est pour vous celle d'un frère.

GEORGES, lui pressant la main.

Oh! merci, monsieur I

LOUISE

Oh ! mon Dieu, quoi qu'il arrive, soyez béni !... J'aurai pu embrasser mon enfanl!

(Elle sort, en courant, par la gauche.)

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