LOUISE, MADELINE
MADELiNE, pleurant.
Mon Dieu !... mon Dieu!... qu'est-ce que ça veut donc dire?
LOUISE, absorbée.
Et Lucile n'est pas ici !... Mais où aller et que faire à présent? (Apercevant Madeline.) Ah! Madeline !
MADELINE
Mamselle Louise!... Béni soit Dieu de ce que je vous trouve enfin! Vous allez me dire ce que tout cela signifie.
LOUISU.
Mais quoi donc?
MADELINE
A ce matin, à l'aube du jour, j'uilais venir pour savoir où vous étiez , lorsque voilà Dominique qui entre tout effaré... en me disant : « Où est Louise?... »
LOUISE
Et que lui as-tu-dit?
MADELINE
Rien... j'ai pas eu le temps; il avait l'air à moitié fou... Il tenait un berceau.
LOUISE
Un berceau I...
MADELINE
Oui... avec un pauvre pcliot; et il m'a dit : « Donne-le à Louise, qu'elle en prenne soin. »
LOUISE
Moi!... moi!... Svs-tu sûre uc c que tu me dis là ?
MADELINE
Mais oui... Bon Dieu, qu'avez-vous donc?
LOUISE
Dominique t'a bien dit de me remettre ce berceau, cet enfant?...
MADELINE
Eh ben, oui!... il me l'a dit, et il a ajouté, tout haletant qu'il était : ;t Dis-lui que c'est son père qui le lui recommande. »
LOUISE
Mon pèreî... mon père! ..
MADELINE
Et connue j'interrogeais Dominique, il m'a ajouté en se sauvant : « Louise doit connaître ce terrible secret... dis-lui que c'est l'enfant de la
Closerie des Genêts!... »
LOUISE
L'enfant de la Closerie des Genêts!... inl?,.. envoyé p.ir mon père?., dans notre maison?...
LA CLOSERlIi DES GENÊTS .
ce n'est pas possible... je rêve... Oh! mon Diru ! {D'une voix trcinblaiite.) Madclinc... lu es bien là , n'esl-ce pas?...
MADELINE
Mais oui...
LOUISE
Ccsl bien loi ?...
MADELIN Ë,
M. lis oui, niam?ellp.
LOUISE, ft part. C'est donc qu'il sait la \érilc et qu'il m'a pardonné... (Haut.) Viens... viens, Madeline... (Elle enlrainc Madeline vers la porte des jardins. — Liicile parait.)