I.KO>A
Eh bien?
Eh bien ! ce que vous ne croirrez jamais, c'est qu'fsabelle Pommier, qui se mourait, eut la force de se lever dans la nuit , cl d'empoisonmer M"^ de fteauval qui se portait à ravir!
' LÉONA
Vofïs meîît07, Montéclaiîî ! Mme ,]p Beauval est mort* de sa maladie.
TOUS, se levant ainsi que Léona.
Enfin !,..
LÉOÎfA.
Ali !... malheureuse I...
MO'TÉCLAIN.
5fme de Beauval est morte.... noas ne voulions pas savoir autre chose....
r,!;oNA , à pan.
J<» suis perdue!...
«ONTiXLAlN.
Je n'ai pas besoin fie vous dire comment \<Kbelle Pommier s'emp.'ira alors des papiers el; (]<fc nom do sa. mi!LLiCs,>e; comment elle so piéseuîla^ chez le duc (l'IIérici ; conimciU g!!o. se fil chasser pour un Vu! de diauiaus; comment elle menay depiiis, celte existence avenlureiise, qu'elle couronna p.ir un mari.igc mil... de toute nnlliié !... entciidez-vous,, Isabelle Pommier?
Ah:
LKOKA, à pnrt.
le misérable!
MONTBGliAIN.
El , comme aucun de nous ne veut y nie;tre de violence, nous atlendons de vuîre justice de vouloir bien reconii.;i!re votre identité... sinon , je serai obligé de vous rappeler qu'il faut que Georges soit libre. (Il lui présente un pnpicr. ' LÉONA , .TpviS .".voir signé le papier.
Messieurs , j'ai été ail iréc dans un piège infâme... Je sigiic ce qu'il vons plnit de me faire «igner... mai* je suis plus franche q'ie vous: je vous préviens qsie je déclarerai avoir, signé sou* «ne menace de mort...
MONTECLAIN.
Voirs nous mesurez à votre taille , Isabelle P()niiiii4>r... des meonces contre une femme?... des violences contre un être inofTensif ?... allons donc!... Tenez, voici cette déclaration... (Il la (iOcliire.'i Vous êtes libre... vous pouvez sortir de ce château... et pour que vous soyez bien sûre de ne pas avoir passé cette soirée en compagnie d'asr sassins..... pcrmcltcz-moi de vous présenter M. Longuet, notaire... el M. d'Avalianne, procureur du roi... Ouvrez les portes !...
( Des domestiques paraisseot ; le* portes du fond s'ouvrent, et l'on voit un salon brillamment éclairé et rempli d'une société nombreuse parmi laquelle est madame de Brias.)
LÉONA
Ah! Monléclain... c'est trop de celle humilialion !...
MONTECLAIN , d'mie voix sévère.
'Vous oubliez que vous avez fuit chasser M"e d'EstèVc!.
LÉOWA
Adieu donc, Monléciain... adieu vous tous!... Vous apprendrez comment une femme comme moi répond à de pareilles lâchetés... (Elle sont,); lî"'e DP, BRlAS, vivement à Montéclain, IhUez-vous donc, maintenant', d'aJlei! oonsote le vieux Kérouan et sai tille.
(On entendi au loin des cris, un bruit confus, et lason- du beffroi.)
SCÈMi: IBÏ.
Ees Mêmes , ÏIIADELI1S*E'.
MADELINE , accotirant.
IVIoni parr.aMi :... mon parrain!...
MOKTÉGLAIW.
' Q"'y a t-il? Encore quelque malheur?...
MADELIISE.
Mon oncle Kérouan a, q-uiUé la ferme... Aly l'a quittée aussi... Mamselie Louise s'est ensaa^ vée avec son enfant!... mais pas moyen de la rctroUiWr.cetsi elle n'est pas^ici...
MONTÉCLAIJ».
EHï! n'y est pas...
MADELINE
Elle esl perdue , noyée... c'est sûr!...
MO.NTÉCl'itlWi.
Grand Dieu I... Ktiîïi!.., Pierre... Louis... des. flambeaux, des Porches... J'oignez-vous à moi... messieurs... (A Biias.) Ah! Brias... cl Georges.. Georges ne l'oubliez pas... Tenez. (Il lui donue une clé.) Venez , messieurs , Tene7 !...
(Toute la société se précipite sur les pas de Jifonréchin. — Le rideau tombe.)
LA CLOSERÏE DES GENÊTS
»BtIX.tB:ftMi TABJLK.ll/.
Le Ihpàtrp représente une clairière tout entourée de fourrés presque impénétrables. — Au fond, on voit un l.ii; à travers une bordure de saules. — La masure appelée la Closerie des Genêts est à droite, au second plan. A eauche, ([uolquos rochers moussus pouvant servir de sièges. — Devant la closerie, un vieux saule. — A droite, au fond, un pont de bois.