SCENE VT
Les mêmes, LOUISE, MONTÉCLAIN, Paysans, portant des torches allumées.
LOUISE, accourant, soutenue par Montéclain. Arrêtez!...
Louise!...
Grand Dieu I.
KEROUAN.
est-ce un fantôme !
LOUISE
Mon père... c'est moi... c'est votre fille, sauvée par M. de Montéclain !...
KÉROUAN
Ma fille!... (Il la serre dans ses bras.)
LE GÉNÉRAL
Mais cette femme que nous avons vue là... tout à l'heure ?...
MONTÉCLAIN.
Elle s'est punie plus sévèrement que la loi n'eût pu le faire.
LE GÉNÉRAL
M™e de Beauval I
TOUS
Mme de Beauval !
MONTÉCLAIN.
Mme de Beauval est morte !
LOUISE, à Kérouan.
Vous m'avez pardonnée... mon enfant est là. . ne pardonnerez-vous pas à son père?...
Prends-la, Gccrges, et n'oublie |-.as ce que ton bonheur nous a coûté.
DOMINIQUE
Allons, j'élèverai le moutard, et ic lui apprendrai l'exorrire!...
MONTÉCLAIN.
Général, je suis entré aujourd'hui dans votre maison; ne voulez-vous pas entrer dans la mienne?... vous y trouverez vos amis.
LE GÉNÉRAL, mettant la main de laicilf dans celle de Montéclain.
J'y trouverai un fils... (Allant ."i Kérouan.) Eh bien, mon brave Kérouan?
KÉROUAN
Eh bien, tu vois, Simon, qu'il y a encore des vieui nobles qui valent quelque chose ...
LE GÉNÉRAL
Il faut bien qu'il y en ait un par-ci, par-là. (Transports et cris Joyeux de tous les paysans. — Le rideau tombe.)
FIN
l'.pi'.^. — Iriipr iiieri'" de RoULÉ, rue Coq-Héron, 3.
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LES ÉTUDIANS
DRAME EN CINQ ACTES