ACTE II, SCÈNE
mnie PASSAGER.
C'est bien ! on verra...
EENRIETTE, apercevant Marie.
Eh! c'est Marie... la fille de la mère l'Aiguille... Gomme te voilà triste... Qu'as-tu donc?
MARIE
Rien... rien.
HENRIETTE
Et ta mère, comment va-t-clleî
Mal... bien mal.
HENRIETTE
Pauvre femme!... Si j'avais su que tu logeais ici, je serais venue...
MARIE
Toi... toi... maintenant... (Elle se détourne.)
HENRIETTE
Oui!... Ah! dame... que veux-tu?... c'est si affreux la misère... et c'est pour ça, vois-tu , que je sais ce que tu soulTres... (Avec iiiteniiou.) Permets-moi de venir te voir.
MARIE
Oui... je sais que tu es bonne... Et ta mère, à toi?
HENRIETTE
Ah! dame... Je l'ai mise en pension, ici près... Elle est heureuse...
MARIE
Heureuse... Ah! mon Dieu!... sa mère est heureuse !
ROYER, bas, à Henriette.
Vous connaissez cette pauvre fille ?
HENRIETTE
Oui... et après?
ROYEK.
Elle est bien belle.
El vous êtes un brave garçon... Mais je vous
connais don Juan... Vous la tromperiez... Non! non !...
ROYEll.
Ah !... jamais!
BUCIIOT.
Allons! allons! l'équipe!... Appareillons un peu... il est cinq heures au cadran de l'Hôtel des Haricots... et il y a dur à ramer dici à Bercy... Y sommes-nous ?
TOUS
Oui.
BUCUOT.
En avant à la ch;iloupe... les canotiers sur le pont... el vive la joie, l'amour... et le père Fromage !
ROYER, passant à gauche.
Ohé ! de VAmpliitrite !
BNE PARTIE Di-S ÉTUUIANS, le Suivant.
Voila!...
BUCIIOT, passant ù droite.
Ohé! ûxx Barbillon !
l'autre PARTIE DES ÉTUDlANS.illi' ant Euchol.
Voilà!...
TOUS soitent en cliaiUant.
C'est la griselie étudiante , Bonne fille qui rit et chante ; Pour ses amis toujours constante ,
A son amour
FidiJIe un jour.
OLIVIER , au fond, sortant.
0 mon Dieu ! que je la voie csicore une fois... et puis après, tout sera fini... Je quitterai Paris., il le faut.
marie, sortant.
Sa mère est heureuse... el la mienne se nutirt de misère... 0 mon Dieu! soutenez-moi... ne me laissez pas devenir folle...