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SCÈNE III

BUCHOT, FÉLIX, entrant.

FÉLIX, fur'eux.

Je te dis que je le souffletterai en plein bal.

BUCHOT

Pourquoi ?

Comment, pourquoi? Est-ce qu'il n'a pas dansé avec Riette?... est-ce qu'ils ne sont pas disparus ensemble, je ne sais de quel côté?... Ne lui fait-il pas la cour?.,.

BUCUOT.

Lui !... mais il a l'air d'un toutou en laisse qui lire sur sa corde, et qui ne demanderait pas mieux que de filer ailleurs.

FÉLIX

Je sais bien que c'est un grand imbécile ; mais il est plus hypocrite que tu ne penses. Je tedisqu'il lui fait la cour.

(lyiarie et Royer repassent au fond.)

BUCHOT.

En tout cas, il s'y piend d'une drôle de façon. A la bonne heure Royer. Tiens, regaide là-bas.. En voilà un qui s'entend à la manière de nouer une passion. Regarde un peu cotimie celte pau\rc fille l'écoute... comme elle est émue !

FÉLIX

Oli ! je trouverai cet Olivier!

(Il sort en regardant de tous côtés.)

BUCUOT.

Allons ! pas de curiosité... chacun pour soi.

(M«"e Passager, qui a paru et a déposé des cartes sur

toutes It^s tables, s'approche.)

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s(:f:NE IV

M"'^ PASSAGER, BUCHOT.

BCCHOT.

Tiens, la mère Passager... Qu'est-ce que vous venez faire dans ce continent?... Est-ce que vous vendez des contremarques?

Uime PASSAGER.

Je distribue mes adresses.

BUCHOT, prenant une carte et lisant.

« M™o Passager, tient appartemens fraiche- I) ment décorés. » Vous oubliez que nous sommes en été, madame Passager.

M^e PASSAGEK.

Pourquoi ça ?

BUCUOT.

Parce que vos appartemens ne sont frais que quand il pleut et quand il gèle.

mme PASSAGER.

Mauvais plaisant!

BccnoT.

Je croyais votre garni comble comme un œuf... Est-ce qu'il y a des niches à prendre?

Mme PASSAGER.

Pas plus tard que demain, j'aurai deux ch;inibres à louer.

Qu'est-ce qui quitte donc votre palais?

M^ne PASSAGER.

On ne me quitte pas... je renvoie.

BUCHOT.

Eh ! qui ça ?

M'n'= PASSAGER.

Je ne veux ni des gens inconnus ni des coureuses dans ma maison.

BUCHOT.

Et vous venez ici recruter des vertus. Madame Passager, vous me faites l'effet de vouloir pêclicr des requins dans le canal de l'Ourcq.

LES ÉTUDUNS,

SCJCNE V„

Les Mêmes, PICONNEAU.

PICONNEAU, se croyant seul.

Pas moyen d'allraper une danseuse... C'est drôle comme da^is ce pays-ci on va par deux.

BUCUOT, allaiu à lui.

Le labourage en va mieux.

P1C0MVE.4U.

Tiens! c'est loi?... Trouve -moi donc une danseuse, toi qui les connais tontes.

BUCUOT.

Une danseuse !.. attends... Maddme Passager ?..

M""" PASSAGEll.

De quoi?

BCCHOT.

Une contredanse vous fcrnit-ellc dresser votre tour sur la tête?

jlDie PASSAGEn, avec m air n^Ué.

Une contredanse, monsieur Buchnt?... Il y a long-temps que ça ne m'est arrivé... Si cependant vous m'en priez...

BICUOT.

Comment donc... mais je vnus en supplie... pour Piconneau...

PICONNEAU, bas.

Mais... dis doiic...

jimc PASSAGE!».

Pour M. Piconneau?.., En effet, je crois avoir remarqué, ce matin, qu'il me remarquait...

BUCHOT.

Piconneau, la main à M™" Passager... et de la galanterie...

PICONNEAU, s'apprortiant avec salutation de M""' Passager.

Madame...

M"'« PASSAGEn.

Bi:cUOT, bas.

El je le permets les entrechats... Juste, Royer qui revient. . fiions!... (Mnsiquc au loin.)

ÉTUDIANS et GBISETTES, passant.

Voilà la contred insel...

BUCUOT, aux étudians.

Au salon!. . Je vous annonce les débuts de M. Piconneau et la rentrée de M™" Passager... Le prix des places n'est pas aiif^menlé.. Prenez vos cachets!...

(Ils sortent. — Hcnlrent aussiiôt Floycr et Marii-.)

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