SCÈNE VI
ROYER, Marie, qui parient m se promenant. ROY Kit.
Chassez CCS vaines craintes... Le bonheur est a
qui ose s'en emparer... Voyez , tout autour de vous respire la joie, l'ivresse, la folie, et nulle de vos compagnes ne pourrait cependant vous le disputer en grâce, en beauté...
MARIE
Eh ! qu'importe que je sois belle!...
KOYEB.
C'est qu'à la beauté appartient l'amour dévoué, constant, inaltérable...
MARIE
0 mon Dif'u ! que je souffre !
ROVIilî.
Mais pourquoi vous détourner de moi?
MAlîlE.
Cette mnsii|ue... ce bruit... ces danses... je ne sais ce que j'éprouve... Je cherche en vain ma pensée... elle m'échappe... elle me fuit .. ROYER, l'entraînant.
Pourquoi chercher à la reprendre... Écoutez... regardez... Oui, le plaisir donne l'oubli... mais l'amour apporte seul avec lui l'espérance, la joie, le bonheur... et de tous, le plus doux, le plus vrai, celui qu'on peut faire partager à ceux qu'on aime...
(Ils s'éloignent un peu, sans qu'on les perde de vue.)
PQO»OGgOGOOCCOgSOCIOOQOOQCQaOQGOQOOQqCOQaO<»OOQQOOQQCOC<J«C»000»>
SCKNIL VU.
HENRIETTE avec OLIVIER, ROYER avec MARIE, se promenant dans les allées.
lIËNKIliTTE.
Ah ça '. vous n'êtes guère aimable, monsieur Olivier... Je ne puis pourtant pas vous faire la cour comme ça toute la soirée... Il faut m'aider un peu...
OLIVIER
Vous aider à rendre Félix jaloux?... Il me semble qu'il l'est déjà bien as<ez comme ça !
UENRIKTTE.
Oui ; mais il ne l'est p.ws comme je l'entends.
Et comment l'entendcz-vous?
iii:nuiette.
Tenez, voyrz-vous , le;- hommes sont tous les mêmes... J'ai l'air de courir après vous... certainement ça le vexe, et s'il osait, il m'en dirait de belles... mais, au fond de l'àme, ça ne le tourmente pas tant que si vous couriez après moi.
OLIVIER
Il me semble, au contraire...
HENRIETTE
Erreur, mon cher, erreur... On aime une femme... Elle est bien gentille, bien tranquille... bah! ou n'y fait plus attention... Elle a l'air de vouloir se dégager, on rerommencc à la trouver