SCÈNE V
Les Mè.iies, BUCHOT, Étudians, Mme PASSAGER.
TOUS, à Bucliot.
Qu'est-ce donc?
BCCHOT.
Un malheur étrange.
TOUS
Quoi?
BUCHOT, 5 Royer.
Tu sais, cet homme qui se cachait, à ce qu'il paraît, sous l'habit d'un chiffonnier.
OLIVIER
Mon père !
BUCHOT.
Son père !
TOUS
Eh bien ?
BUCHOT.
Eh bien ! il a provoqué Félix Royer, croyant s'adresser à toi, et...
OLIVIER
Et il a reçu la mort?
Qu'il cherchait, sans doute!
BUCHOT.
Oui, il est allé au devant du coup fatal.
ROYER
Et je remercie Dieu que ce ne soit pas moi qu i l'ait porté.
MARIE
0 ma mère!... ma mère!...
ROYER
Louise, accompagnez votre sœur, et nous, Olivier, suivons-les tous deux auprès de notre mère. (Olivier se jette dans les bras de Royer. — En ce moment, on entend les cris : Partons! partons! et tout à coup Victor Piconneau et les autres élèves entrent bruyamment en scène, par la porte à droite, portant sur des bâtons ou sur leurs bras les effets, livres, etc. — M™9 Passager reparaît.)
TOUS LES ÉTUDIANS, en entrant.
Partons ! partons!... A bas mame Passager !
Mme PASSAGER.
C'est une atrocité !...
ROGER, appuyé sur le bras d'Olivier, tenant la main
de Marie, tandis qu'Olivier presse celle de Louise,
et calmant d'un geste les cris des étudians.
Allons, amis, c'est moi qui vous en prie... grâce pour tout le monde aujourd'hui !
M""^ PASSAGER, se débarrassant de Piconneau, qu'elle manque de faire tomber, et courant aux deux frères. Vive monsieur Royer 1 vive monsieur Olivier !
TOUS
Vive Royer ! vive Olivier!