CLI!ST
Donnez, que je l'essaie?
KARKNOFF.
Il est inutile... fous foulez ba.s les achcticr.
GIROFI.F.E, à Clinton.
Oh! monsieur, n'adielez pas ces horreurs-là.
CLINTON
Tais-toi... (A part.} Mais je suis fou d y penser... ruiné, (flaut.) Allons, monsieur, (Inissonsen, donnez-moi mon arj;ciit.
KARKNOFF.
(.lie fous l'ai lit... cho zuis Itillé. Che fous tonnerais blutôt dntii 7a... que de fous tonner de l'archant.
CLINTON
El fi j'acceptais le marché?
KAUKNOFF.
\h 1 tame... tame!... il y a des gonditionr.
Quelles conditions?
KARKNOFF.
Une iraqualdle... I)i^ bromlie r--nr,T;li."m!->:it M s r^i.iv.>i i \s.
éjirii el ziyné, de m'agonibngncr \y.\? un PCtit foya^e.
CLINTON, OÙ ..ri ?
KARRNOrr.
î ('he bru\ bas le litc.
■ f. IKOFLIF.
: (.'csl tîop loin, mon.MCur, ne signez pas.
CLINTON
j l"ùt-ce en enfer... j'irai, si...
i Lf.s Mi-hks, ?,LULL0CII0U (cavaliek), UN îh iv'^i.'îu n 5.S Clfrcs.
I JlAlLLOCUOr, cnlraut rt nppflant dans la boullque
i do dioiîe.
I Oh: l'oustal... la maizoun... oh! l'oustal...
i il Cr.ippt' à grands coup.s uvcc .<oa liàton.)
I KARKNOFF.
Qu'être là... (A Ciintou, on passant dans la bou-
I tique de dioile.' Atlciilez, cliènc homme.
j .liAii.l.oCUOU, appi'luir.
i Oh: l'oustal... l'ouslai:...
j KAUKNOFF, à MailloctiOU.
I Qui l'y être ce putor ?
! MAILLOCiiOF.
j C'est moi.
KAUKNOFF.
j Che bas goniM'iitre fous.
j MAILLOCHOD.
', M moi non piou... je ne vous connais pas.
j KARKNOFF.
\ V.hc zuis KaiknofTqui ai achedé, il y afre drois i chours, le vond< du héie Zamucl.
i niAILLOCIIOlî.
; Et je chuis iMaillochou, qui ni acheté la maii zoun avant-hier... avec toutes ches lenanches et i dépendanche-, . cl comsne dans thés lenanches el dépendanchcs, il y a trois ans de loyers d'arriérés du père Chamucl, je \iens chaisir les mari chaiidise.s, ou je demande chix mille francs.
KARKNOFF.
Six niillo fiancs! c'était un lot.
AIAiLLOCIIOU.
Ne gacheconnons pas, vieux Pitavi... J'ai fait des gros chjux a^e>■ des fonils de cacherolles, avec 1rs gros choux, j'ai fait des louis; avec les louis, j'.ii fait des billets de banque... cha honnestemcnt, probcnicnt... Jai crompé la maizoun et les créanches... payez, ou je pognc la marchandise.
KARKNOFF.
Ze être tin gomple à faire?
MAILLOCHOU.
Gna pas de compte à faire... ^;nacliuchcmoal... Vayrz-V'iti-; ? chist chix mille fraiics,
l.l'S TALISMANS.
KABhSOFF.
Je temande seulemciil un quait (ihcuie.
MVILLOCnOC.
Pailie «ne ininule... pachc une seconde... (Appilant i la porte de la rue.) lié ! par ichi les p.ipieis marqués... Entrez ichi... el poigncz tout. vy HCISSIER, entrant et regardant dans la bouli'i"'-' de gauclic.
Ail 1 c'est M. Gaspard f.Iinton et Giroflée.
GIROFLEE, à Clinton.
L'huissier de M. Forbach, celui qui nous a saisis hier.
KAUK>OFF, Ji pnrt.
L'iiuissier de nionsit/ Forbach I... loutire4 pas hcrdu... Aliéniez, aliéniez... messieurs... ciie n'est bas fini... Ah! crand Zalomon, quel lésaslre.'...
(Il sort par la gauclic.) .MAILLOCUOU , entrant dans la boutique de gauche.
Faites voire afTairc donc, monsieur Barbedoic... (\ Clinton el à Gironée.) Et VOUS austres, fiiez d'ici;!, ou je vous fais mcltrc ciious les chollés.
CLINTON, à Maillochou.
Mais, monsieur, toutes ces marcliandi?es valent plus de six mille francs, et c'est une indignité d'arrêter le commerce de cet homme.
SIAILLOCllOC, à Clinlon.
Payez-vous pour l'israélite? Non? Fichez-moi l;i paix et fichez-moi le camp... Une... deux... C.VBESTAX, en petit clerc bossu et rabougri, entrant par la porte de la rue, dans la boutiiinc de droite. Monsieur Barbedoie !... monsieur Barbeduie !...
l'HCISSIEK , dans la boutique de droite. Qu'y a-l-il, monsieur Bonnamour ?
LE CLEliC, bas à riiui>sicr.
Il y a, que le commissaire-pri.seur vient de faire l'estimation du mobilier de M . Gaspard Clinton, et qu'il révaliic, à bas mol, à vin^i mille rr,ancs, tandis qu'il n'est dû que quinze cenls francs
lie loyers.
CLI7«T0>', au clerc.
Comment avez-vous dit, monsieur?
LE ci.ERC, à Clinlon.
«Ju'il vous reste à pe;i [lics div-luiit mille fiancs.
CLIMTO.N, à p:Ml.
Quelle idée !
LE CLiHC, à part.
Le coup a porté de ce côié.
CLIXIO.
Dix-huit mille franc^ '. ( \ .Mailhidi .;i.).Moiisieur, Noulez-vous accepter ma garantie pour la somme qiii vous est due ?
MAILLOCflOU.
Vorhtrc griranlie?... chc ne z mi.ais d'aulrc garantie q-ic les jécus.
I,'.: fLEUC.
Alil mon>i'.'iir IhrLcdoie, qUiile afiiiiie si. . 'Il pirle lus à l'iiui.s-icr.)
L UlIBSIEtl.
Compris, ;l r» (Vrc ^irt,'
M.ULLOCU0L'.
Eh! inonchu Barbedoie... chauiïuriii U chose.
CLisroN.
Mais, monsieur, vous venez d'enleudre que je possède encore...
MAlLLOCnOC.
Etche que je vous connais?
CLJNTON, à hii-niêine.
Ah ! ces talismans... ces talism.ins... 'A l'huissier.; Mais n'y a-t-il aucun moyeu de sauver ce maiheuieux ?
L'nCISSIF.R.
Comme c'est moi qui ai eu l'avantage de vous saisir hier, croyez à ma bonne volonté pour von» rendre service aujourd'hui.
KARKNOFF (Cabestan), reniraiil par la gauche.
Rien!... rien!... Ah! grand Malhuzalem, ché rcdourné doute la maison... Bien... rien!... CLINÏOX, allant à Karknoff.
Arrêtez les poursuiles un seul jour... el peutêtre pourrai-je venir à votre aide.
KARKNOFF.
Bas bossiple, mon pou seigneur... Le crand (]liusué a bu arrêter le soleil... mais il aurait bas bu arrêter les huissiers.
MAlLLOCUOf.
Allons... dépêchons!... Faites votre aiïaire, mouchu Barbedoie.
l'iidKssier, écrivant.
Je vais la faire, monsieur.. Car, en veillé, je suis indigné de voir ainsi spolier un pauvre homme! (l'est d'une iidiuniniiité! Spéculer sur la misère... Ahl monsieur... (l'résentant un paplor à Clinton.) Tenez, jeune homme, lisez.
(XiNTO.N, lisant.
« Je déclare céder à M. Barbedoie, huissier,
t(/ut le mobilier que je possède, pour la somme di-
six mille francs. »
l'huissier.
Signez, monsieur, et je paie cet homme l'i l'instant, et vous pourrez accomplir votre bienfait... les C(vurs généreux s'entendent, monsieur. CLI.MOV, bas, à Karknniï.
El les l.itiMnan* seront à moi ?
K.\RK>0FF.
A linslanl , si vous zignez le pclii encachc-
mcnl.
.VIAILI.OCDOl', à part.
C'est ce (|uc nous ^eirons.
CLINTON
Je signe d'abord ceci. . (Il sigue I" papit-r de riiui,-.si r (|ui lui ninet l'argen!. — .\ Maillocliou.) V^iilà vilre ari^enl, monsieur.
.\;ai. Lociior.
Chc^l II Ki... chcst bon! i! faut vérifier les bille!s.
K VRKNUFF, à Clin ci.
El foilà dans ce goflrc dous les dalisiuans, el le |lfrc qui abbrend la manière d« s'en serfir... Enfin, eh • !o lie;i< :.., IfjMi. SJL^ine/.