‹ [Magasin théâtralChapitre 878 sur 1545 · SCÈNE in · texte numérisé non relu

SCÈNE in

Les .Mfe.MF.S, FOUlîAdiî, 'ic la maison.

FOUBACH, en (lel'.ors de la maison.

Tonnerre cl massacre ! (A cette voix, \\:rdi'.reitc «c sauve dans ;in coin ; Meta est Irembl.-inle. — En enirjiit dans la maison.) M'a-l-on entendu! Comment ! j'aurai lutté avec les orages cl la guerre, pour me voir désobéir par une petite tille!

META

Mais, mon père...

FORBACII.

M'avez-vous entendu ?

veudchette.

Ce sci ait diiricile de ne pas vous entendre.

io:;bacii.

Qu'est-ce qni p.irlc '!

VEUDUnErjE.

C'est moi I

FOUBACH.

VA qiroscs4u diic?

vr,;ti)i RETïF.

Q'ie \o;is ponrii'.'z pir'cr camme ra à vos é'épiiaiis, à vos esclaves , et à (ouïes vo.s bôîes de l'Inde, mais qu'on s'exprime aulrenient quand 0!) s'adresse à des femmes libres.

1 OR BACH , avec menacc.=î.

Pillage et morl! te tairas-tu?

et.lN ro^■,'lcêa^(ta^t et êcoutan'.

Le buttif 1

VEïU.'LttEïTE.

Ail ! dites donc , nie .Meurs les commissaires de police ne sojil p;is faits seulement pour les chiens et pour les maitrcs... si vous me touchez... j'irai porter plainte.

FOnBACn, à liii-niè.ne.

Cmon cl initraillc !... cl dire que j'ai perdu ce scélérat d'Akabiia... nu c:cl.ne parfait... Décidément les mœurs de l'Europe sont contraires à n..t santé... C'e:-l pour c.-l;i (jne j'ai hâte de les voir marier pour retourner cuMiiîe dans le pays déiifieux (!es cs;la\es.

CLKNTON, lVL;;.n.'a!lt >■'. écolliâi.t |oc.j.;;i>.

Il xeut la marier.

META

Mais, mon péri^ je f.e veux pas uv' marier.

FOf.ItACH.

Je ne veu\ pas... uiic foi?...

VEUniHETTE, la».

Ma foi, mamseiîe , il n'y a pas de mari qui ne vaille mieux qu'un père comme ça.

META

C'est égal , je ne veux pas me marier.

FOKBACH,

Je ne veux pas... deux fois... Conmie je suis !a douceur même, je vous permets de le dire encore une fois, mais, pa.ssé la troisième, je dirai à nîori tour... je veux 1 le mari que je vous destine vient d'arriver; M. le marquis de Fonbourgade nous attend à ma maison de campagne, à Meudon. CLINTON, lonjouis de même.

C'est bon à savoir.

FOUBACH, rai.saiit un gcsie de mcnaci.'. El... ma'^sacre el damnation!...

VEUDCHETTE, à part, à Mêla.

Il n'y aura donc pas un homme qui fera taira ce vieux brigand-là?...

META

Tais-loi.

FOUBACH, ù Meia.

Nous allons partir... faites un bout de toilette.. Allons, Verdurette, dépêchez-vous. Je n'ai pas apporlé des vallées de Golconde, des diamans, des colliers , des perles lines et des étodcs bro< liées de pierres précieuses pour que ma fille paraisse devant son futur comme une griselle. (A part.) Ll si après toute cette fureur paternelle elle ne croit parque je veux la marier, je serai bien maladrtit.

Il bOU.J

LES TALISMANS

VEBDCREITE, I

Eh bien : niudcmoiselle, puisque vousôlcs résignée, coniniencez votre loilelte, dallez voirvolie futur époux.

CLINTON, quillaiilla lunette.

Oh ! ça ne sera pas, je le jure.

fiinoFi.ÙE, prenant la place ilc Clinton.

A mo!) tour. (Fl regarde à la lunette.}

(;li:<tok.

A tnoi mes talismans !

'Clinton va clicrchcr le tapis. j META, prnilant que Vcrdiirellc arrange ses cheveux.

A (iuoi bon mbabiilcr ainsi... ceii'esl pas pour lui plaire que je vais voir cet homme , c'e.sl pour voir si je trouverai en lui (juclqucs senlimcns lioniiilei!.

VEnnunETTr:, s'appiétant à lui ôter son peignoir.

Kt puis, j'ai une Idée... mais pour ça, il faul (omnienccr par obéir à votre père.

META

Conii.'ie lu voudras.

(Vcrilurctlc Ole le poignoir de Mcla. i GIROFLÉE, regardant toujours, cl liant.

Hi! hi! hi 1

CLINTON

Qu'y a-t-il donc ?

(Verdurettc cnl';vc le fichu de Meta.} GinoFLÉE, de mûme.

Mi ! hi ! hi ! que c'est gentil.

CLINTON

Mais que vois-lu?

(Virduretie dégiafc une robe de dessous à ^fcla ; Cette robe tombe à ses pied».} oinoFMiE, toujours de même.

Ali : monsieur, qu'elle est jolie comme ça.

CLINTON, qui devine.

Comment, drôle, et lu te permets...

Il ri-rcrinc la lunette. I.a niais(>n diminue, i mesure

qiie'Ia loneiie se referme.)

GIBOFLÉE, voulant reprendre la liinetlc.

Kncore un petit peu ?

Impertinent !

r.iBOFLÉE, de ni<!nir.

l'ne second*?

CLINTON

Misérable !

(Il ferme totalcinfiii lahiii'ite, cl la maison adlsparn.}

CIUOILI E.

Quel dommage! je voyais .<;i bieu...

CLINTON

Profane:

GlUOFI ÉE.

Ail ! monsieur, je vous en fais bieu mon «iucéie complimctil.

CLINTON, allant prendre le lopis.

AsfC7, diù'c ! et songe à m'accompagrcr.

CinOFLÉE.

Oii ça?

Cl INTON.

(ihcz ce Foriiach .. Prends celte casscilc.

GIROFLÉE

Vil Télat de t;;e-... de vos finances... je trois (lue nous IVroiis bien d'aller à pie.l.

Lorsque dans un instanl eilerrra pies de «on fianrél .. Oh: non... nous irons...

Gir.OFLÉI .

Un coiu'uu ■?

CLINTON

lis sont morts!

GIROFLÉE

Ce n'est pas ce que dit la chanson ,. Vous prendrez donc les vélocifcics'?

CLINTON

Ils ne vont plus.

Gir.OH.LE.

Les chemins de fer .'

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