KO» BACH
Tu as de lambilion... tant mieux 1... Attendsmoi là, je vais tcehcrchor ton argent. (Il son.) pEïRus, seul.
Et ce n'est quesur celui-làquc je compte ..(Prciiaiii le poitcfLiiille.) Que diable y at-il li-ledans?... Voyons. (Il l'ouvre et lit.) «Rentes de la république de Niagara.» Il me semble que j'ai entendu parler de ça... Eh! pardieu, oui, c'e.it celle spéculation qui a dévoré les trois qu.irts de la fortune des Clinton!... Il a trouvé cela dans le château, le jour de l'incendie, et maintenant il en failladotdc .Meta. Voleur!. ..Ali ! mais j'y pense...ce serait là une preuve terrilile contre lui. ..Si je m'emparais de ce portefeuille.. .(Juc diable! ou
je ne sais pas mon métier, ou je dois en avoir que 'qu'un (|ui ressemble à celui-là... (Il tire un porief'Hiil|i> (le sa poche.) (]'est trop petit... (I! en lire on autre.) C'est trop grand... (Il en lire nn troisiimc.) Voilà mon affaire... Kemellons les billets... (Il «perçoit Akabila. ) Au diable! je n'ai pas le temps... Le nègre regarde... Forbach trouvera une autre combinaison... c'est son affaire...
(Il pose le f.iux porieftnille sur l.i J:il)lc.) FOKBACH, rentrant.
Tiens, voilà ton argent. . et niainlenanl pars.
pr.TUi'S.
A 1 instant.
FonnAcu.
Un moment... le portefeuille?
PETiiUS, montrant ccini qu'il vii.-i,t de nicllrc >ur la t.ihlc.
Il est là...
F0HBACU.
llien... .ittend-. (Il le met dans sa poche ) Je ne veux pas qu'après l'être f.iit payer pour ne rien dire à Fonbouigade, lu ailles le faire payer pour lui dire quelque chose.
Pr.TRt'S.
Oh ! ma foi, je n'ai rien ;'• lui apprendre.
FORBACH
Eh bien Ipci mets-moi de l'accompagner jusqu'à la portedu jardin. ..(.\ Akabila, en l'écartant lirntalcmtiii.) Allons, place.. .place,béle brute... ( A Pctrus.) Je ne me soucie pas de te montrer à mes gens. PKTRUS, à part.
Il a des gens !
AKAniL.i, qui s'e-t mis de coté pour les laisser passer.
Ah! mouché Forbach, moi qua vcni à bout de
ttKiXMKn^: rfl«#.j.tf .— 1,,. iju-rtiii.
Le Jardin do Forbach. — La maison i g.iuchr. — l n paiillon i droite. — Fond de j.inlin.
scrm: I.
l > COCIItH cabi.sta,>),FOM)OUR<;AI)E.
l.r; roCHF.n, entrant a\ec im domestique rt frippinl i la porte de la maison de gauche.
Monsieur de Fonbourga<le ?
roBOL'HGA ni'., sortant de la maison ;i guiclie. Voilà!...
i.i: r.ocut.n.
I lie lellie.
FoNBOinr. MiF, ii>ji i.
Ah!
l.r. roclirR.
ViMis comprenez, monsieur'.'.. La personne \ous • lîriKl t\nm mil «oilurr. . )e piqn»» nirs iumelle:;
el je vous fait mari lier en chemin de fer... Allc7, je vous suis. .Seul) El maintenaiil qu'il est en bonnes mains, je puis prendre la place du Gascon, el, de par l'enfer ! je le montieiai si ridicule, que je ferai la partie belle à Clinton, et qu'il sera bien maladroit s'il ne la gagne pas contre un pareil prétendu. (I' *"f»-/
SŒNE II.
FORHACII, PETRUS.
rORRACH.
Ccsilion .. c'c.'il bon... on n'y louchera p<i? à t<in Clinlofl.
ACTKl 11. DKliXIÈME TABLKAU. SCÈNE IV.
PETKIS.
C'esl la condition, lu le sais,
FOIlBACn.
Allons , voyons, laisse-moi liiinquille, cl siirloul parle bas; c'est là qu'est lo^é mon gentl»c. (Il Dionlre !a m.ii'^oii à gauche.) PETRUS.
Adieu donc, adieu... marquis de Fonbuurgade.
FORBACn.
En finirons-nous?...
PKTRUS.
Bonne chance! et l;k'he que le Gascon le donne quitlance. (Il sort.)
FonBAcu, seul.
Que veul-il dire?.. (A un valet.) Holà !... fermez la grille ctquc personne n'entre... Et mainiciiani, lâchons de parler un peu à ce marquis. La meilleure manière de le faire refuser, c'est de le pousser à déployer tous ses moyens de séduction... ("e marquis n'en finit pas... Hé ! mon gendre!.. roiSBOURGADE (CABESTA!V\ Sortant dc la nnison.
.l'y suis... je viens, j'arrive...
FORBACn.
A la bonne hcurel... vous voilà brati comme un lion.
FONBOURGADE.
(".e.st pas mal, je crois que cest pas mal... En passant à Toulouse, je me suis dit ; Il faut qu'on m'aime,àmoi, et à la première œillade. Alors je suis enlré chez un tailleur à l'instar dc l'ari.<, et je me suis r'habillé dc pied en cap. S ivez-vons que je m'en suis fait cent vingt francs dun coup?
FORBACU.
Sac et carnage!.. Quand je commandais les (]ypaycs, je portais un uniforme (pii m'avait coûté cent mille roupies.
F0>"B0URGADE.
Vous preniez donc bien du tabac ?
FORBACU, .n ))ait.
Décidément mon futur gendre est bclc connue un pot.
FONBOIUIGADE.
Mais où donc est voire charmante demoiselle ?
FORBACU.
.levais la faire prévenir... (Appclam.} .\k-ibila 1 Akabila!...
SCÉNK III.
Les ?Jfe.UE.<;, AKABIL.\ (cavaliek;.
A K Vli 1 1 A .
Vousqiia ciier moi, momlié?
ro>BorR(;AiM:, m vovuii Akai;ii.i.
Quèsaco?
ARARII.A, PII \ii>:iiil I'.' lOaiquis.
Kp^aro... kpj.iiisj.,. ri\. ça v p.t ke?.in>.
rO>BOUfiGAl)E, à pirt.
Quel est ce nègre?
FOKBAC», à Akabla.
Tu ne m'as pas apporté ma cravache ?
FO>Boi'RGALM-, lui itn(l.->nt sa cann''.
Voulez-vous la canne ?
FORBACn.
Merci, monsieur le marquis, ça peitl lui casser un bras, cl, au moment où je marie ma fille, j'ai besoin dc faire des économies... Va me chercher ma fille.