SCÈNE IX
Les SIimis, CAlîKSTAN (m^^p fue.mi<?loi .
M""" l'REUMOLOi, euiranl el bi.ssaiu la porte
ouverte.
Ah 1 gros fainéant, vieux sourdaud , grand propre à rien, voilà une heure que je irapp-c 1
tUEMIOCOI.
Votre horloge avance, madame Ftemiiitioi.
CLINTON
B(mjour, madame Fremiquoi.
M"'' FRE.VfIQUûl.
Ah! bonjour, mon bon monsieur r.ljnio».
Tiens, voilà ton déjeuner , gouliaf !( \ Clinton.) Quesl-re qu'il y a pour votre scrviip?
i.KS lAMSMAiNS
nitMiyCOi.
Je itroréicrais i|ne vous allassiez mettre le couvert.
81 "le FREMIOVOI.
De quoi ! faudm-l-il que je te serve la serviette sous le bras .'
FRFMIQLtiI.
C'est votre devoir d'épouse et de mère.
CLINTON
Ma bonne madame Fremiqtioi, je voudrais voir M. Forbach. (Il lui donne une bourse.)
Mme FnEMIQtOI.
Oh! impossible!. . impossible!...
FIlIiMIQlOI. ù Ciininn.
.le suis charmé qu'elle vous le diî^e con)mc moi.
M"'^ FREMIQUOr.
f;e n'est pas pour lui donner raison, à ce vieux loiii) affamr, n);iis, c'est vrai, il n'y a pas un quart d heure que monsieur m'a dit de vous dire qu'il doit parti.
ri.iNTo>'.
Il est doni"i'j Paris?
FUEMIQUOI , ù s:i II illinc.
Silence, la-bas!
cr.iMo?r.
Il esta Paris., et sa fille aussi... sans doute'
Mme FltEMIOfOI.
Hélas 1 oui, bien malheureuse... (>ar, M. Forbnch, c'est un horreur de père, un monsire d'homme !
FREMIQUOI, monaçant.
Madame Freniiquoi !...
>ime FUEMIOCOI, en se tenant à diiiancc. Un... Tenez, avec celui-là, les deux Tont la paire.
FiiFMiQt'ui, menaçant.
Madame Freniiquoi !...
CLINTON, l'arnîtant.
Ah!
M"'« lUKMiyllOI.
Fh l)ien î quoi?
META , à Verdnrctli' , du iircniiiT, les écr.iitanl.
Kh bien ?
VLUni UFTTF.
.Ma fui, je iiic risque.
(Mlle descend par la ri-iR-iii.)
MKTA, siule, Poisse-l-elle le retrouver ! iF.Wv «nu.)
Mme FltEMIoroi , has ."i (. Union.
Fh bien ! venez, je vais lâcher.
FliKMIQLOI , s'avnnr^int cl les s(i|>araiit. Maine Friiiiiquoi . voilà la lo'.;e... Moii.'-iciir rjiiiton, voilà la nie.
( l.a |)nit<; incli- T'- irianl loMi'o oiMcrlc, on voit \ciilnrcile qui d( »<-c..n»l à I'i^iIk-Hc et s.inie à terre.) »l""" FltK.MI*^|:ol, (|ul >'r<;t nluliiiiéo. Ah !
FREMIoioi, rPKarilaiii rin rolc (k la rue. Qu'e>l-re qui tombe là 7 ..
M"'e FREMIQVOI, ù part.
C'est Verdurelte... Ah! que les diables sont bétes, je n'y avais pas pensé, (lias à Gaspard.) Monsieur Gaspard, les échelles ne sont pas faites que pour les maçons et les voleurs.
CLINTON
Quelle idée!... Mais si on me voit monter ainsi vêtu ?
M"'e FREMIQUOI, bas, de memc.
Un bourgeron et un..
FREMIQVOI , allant a Clinion.
Je préférrrais que vous filassiez plus vite.
Mme FREMIQUOI, haut, à Clinton.
J'en suis bien fâchée... mais impossible.
CLINTON
C'est bien, je nt'ea vais.
(Il sort et ftrnie la porte.
M'"e F'îEÎIIQUoi, à par!.
Veillons à ce qu'il ne lui prenne pas fantaisie d'aller sur la porte. (Haut.) Fh bien! déjeune ras-lu '.'...
IREMIQtOI.
Je \ons en offre un moiceau.
(Il »-nlic ilaiii la lo^'c.) M'»' FREMIQUOI.
Je n'iii pas faim, (A part. S'il résiste à mon café, ii faudra qu'il ait la téîe doub!:'c d'acier. (Klle rentre dans le vestibule.; FREMIQUOI, à part.
La porliére ne mange pas. . elle a un projet. CLINTON, avec un bourgeron et un pantalon de
maçon, entrant par la croisée, en liant. M'y voila .. Ah ! maintenant, je suis sur de la victoire., à moi, mon talisman... Qu'elle respire (cltc rose, et grâce au fol amour qu'elle éprouvera et <iui doit me la livrer, el!e apprendra à son tour ce que c'est que les toi turcs d'une tendresse
méprisée.
91 El A, entrant.
J'ai cnlciiibi du bruit , c'est peut être Verdurelte. (Klle voii (Jintoi). (îrand Dieu I vous ici!
CLINTON
Oui, Meta, moi qui ail pris ce déj^Tiisemenl pour pénétrer jusqu'à vous.
ViFl.i.
Obi fu)OZ, inalb<urciix... fujez; vous ne >a\eï donc pas i|iiel danj^cr vous menace '/
CLINTON
Quel qu'il soit, je le bra\c.
FREMIQUOI , en bas , Il à pail.
Il me semble qu'il y a des bottes qui marchent et qui parlent là-liaiil.
M"i"' FREMIQUOI , i« pari.
Je les entends tniis les deux, ils se sont vus, ils se sont parlés. ...\ moi le maudit 1 a moi les protégés du ciel :
FREMIQUOI, a pan.
Ah! mi ère... je suis joué... Il a du monter |.ar l'ccholle. (" coort à la ponc coch^re.)
.^TE IV, DÏ'lîXlhlVlK TABMUU. SCKM. IX.
Mme FFîF.MlQtOI.
OÙ vas- lu donc vieux dévergondé?
FHKMIQUOI.
Je vais revenir le le dire. (li sort.)
META, au premiiT.
Oh: je vous en supplie, fuyez, fuyez!...