MF.TA
Parlez.
CLINTON
Vous souvenez- vous, Meta, de ce jour où, tremblant à vos pieds, je demandais une de ces douces faveurs, innocentes encore, et qui cependant engagent la vie et le cœur?... tu cueillis une fleur comme celle-ci, tes lèvres y déposèrent le baiser qui me disait ton amour, et tu me !a jetas en fuyant...
META
Ahl pourquoi me rappeler ces souvenirs?
CLINTON
Tiens, prends celte fleur, cl je le promets mon obéissance pour la même faveur, et je te quitterai après si tu veux... je te fuirai .si tu l'ordonnes.
META
Eh bien ! vous le voulez... (Hlle approche la rose de ses lèvres.) Tiens, adieu! (La main .sur son cœur.) Juste ciel ! qu'éprouvé-je ?
Eh bien! Meta, veux-tu toujours que je m'éloigne?
META
Oh! non, non, c'est impossible... Ah! que m'importent mon père et ses menaces. ..Gaspard, je suis à toi ! je Fuis à toi !
UN MAÇON (Cavalier), apparaissant sur l'éciiafaudage, près de la fenOire.
Hé! là-bas! une truellée au sas, serré!
META Cl CLINTON.
Grand Dieu!
LE 3IAÇ0N, regardant dans le salon.
Pardon, excu.<c!... ne vous dérangez pas... (Voyant (;iinton.';Dequoi! pus queçadcgàcheux!...
CLINTON
Pardon mon ami...
LE VArON.
Mon and.. Eh! va donc, mufî. . marche devant moi, Coquenlin.. tu l'introduis dans des salons, monsieur de l'oiseau...
CLINTON
Mais...
LE MAÇON
Va me chercher ma taloche', ou jo t'en donne une. . Qu'est-ce que lu viens faire ici, voler?
.Mais Je ne suis pas ce que vous croyez.
LE MAÇON
Et avec mon bourgeron encore ! l'Introduire chezle bourgeois., compromeltre mon uniforme!
CLINTO.N.
Mais, malheureux !. .
Lr. MAÇON.
Allon.-, nie!.. ou je vnsle bro-ssi-r sur tes épaules.
CLINTON
Misérable !
»ji: rA , au niacmi.
Mon.Nieur!
i.r: .M \çi>N.
Voyons, fanl-il que j'appelle la garde?... (Criani.) Hé î j;i-I)as '.
CLINTON , au niai.oii, Silence 1 tiiis-loi ! je m'en vais... Mais je jure... Allcndoz-moi, Meta... attendez- moi.
(Il siirt par !a fpiiêîro. ti rcdosccr.d par l'échelle.
t.!: .'^JATON.
El plus vite que i.a.
:tiEi A, au iiijçoii.
Mais, monsieur, je suis thez moi.