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LAZARE, JACQUES, PIERRE

PI£RR£, miré le premier ; il appelle suc-

cessivement ses frères. Vous pouvez venir... il n'y a personne de ce côté.

LAZARE. Et lu crois donc que nous serons en sûreté ici?...

PIERRE. Sans doute; tous les habitants des communes environnantes se sont rendus à Paris — Noos sommes ici nos maîtres; ce soir le banlieue est déserte. Jacques, tu as les armes?...

LAZARE. Non , c'est moi qui les ai emportées ; les voici.

11 présente dpux pistolets.

JACQUES, repoussant donc. ment le pistolet qu'on hii offre. Pourquoi ces pistolets?

^ PIERRE. Belle question ! comment diable viens-in demander ?. ..

JACQUES. C'est donc pour un duel?

PIERRE. Un dnel?

LAZARE. Un due!?

PIERRE. Tu veux te battre!... te battre avec lui. .. Ah ça , mais tu es fou !

JACQUES. Kt que prétKudez-vous donc faire ici?...

LAZARE , après un moment et après avoir échangé un regard arec Pierre. Nous? rien. . mon Dieu, rien... nous courberons la tête dey<int monsieur Frédéric... Ce provincial qui vit-nt nous faire la loi ; nous nous laisserons dépouiller, nous lui permettrons de t'enlever celle que tu aimes ..

JACQUES , avec colère. Clémence !.. . oh ! qu'il vienne et je me charge de lui !...

PIERRE. Silence !

LAZARE. Un roulement de voiture...

JACQUES. Oui... de ce côté...

PIERRE. Je ne puis voir encore!... {On entend un coup de fouet.) Attention !...

LAZARE eMACQUES. C'est lui !...

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