I.r. C'>NDICTF.UU, i patt
Ça coinnience...
LE POSTILLON (Cavalier), fouettant ses chevaux, Bri... bri .. Hue!...
(La voiture roule <t cahoîie; le» voyageurs endorniis se Lalanceni.) CLINTON, à Meta.
Voyez... ni ce mouvement, ni ce bruit ne peuvent le réveiller... Osez me suivre?
META , se levant.
Eh bien! soit... dusses^tu me conduire à ma perte!... dusses-tu me vouer à cette destinée maudite qui pèse sur toi!
LE CONDUCTEUR
Enfin !... (Au postillon.) Eh! doucement, l'endormi!... (A pan.) Il faut bien les aider un peu à se perdre.
LE POSTILLON Cava'ier , fouettant les cl'.cvaux plus furi.
Bri... bri...
LE CODUCTEUE, l'arrêtaûi.
Fais donc attention.
CLINTON, descendant de la voiture.
Venez.., venez... Jie craignez rien.
LE POSTILLON (Cavalier).
Ré! gaie dessous!... (Au moment où Clinton a mi3 le pied & terre, il fouette les chevaux, la diligence verse, et les chevaux cassent leurs traiu et disparaissent.) IIu! oh ! là 1
(Des paysans ai rivent , retirent les voyageurs de la diligence versée, la rémittent sur ses roues et \s pou«''fiit dans la POi!li<Sf>.
Li:S TALISMANS,
nr.rXit'fiE riM^.rir.— La Forêt.
SCEM'l I.
Le postillon (cavalieu), le CONDUC- TEUR (CABESTAN', GlROFLÉl-, LK VOYA- GEUR Uu co't.pé, FORBACII, CLINTON, META, PETRUS et des Voleuks. puis df.s Geni.aumes.
LE POSTILLON (Cavalier).
Ho!) ! beli 1 voilà mes chevaux qui courent aprè* jour avoine.
GIROFLÉE
Ail ! gredin de posliilon !
LE CODUCTELB, au poSliUoil.
IJ(-lc lirule. .ivrogne!... lu ne pouvais pa* faire alieiilion i les ohevaux ?
LE POSTILLON (Cavalier).
C'est votre faute... fallait enrayer.
LE VOYAGECK (lu coupé, tout conlusi(,nin:. Ingrate Aglacl... niistrabie Aglaél ..
LE CONDUCTEIR, au voyagcuf.
El le vieux bo'ihainnic... celui (jui éail avec \ou>?
LE VOYAGECR.
El) 1 11 est descendu au dernier relais.
LE POSTILLON (Cavalier), au conducieur.
^lais il est remunlé, monsieur Morizut.
FORBACU.
Exécration et enfer!... où est le misérable qui nous a mis dans cet ctat-ià ?...
LE CONDUCTECn, moniranl le posiilion.
Le drôle qui nous a versés? le voilà!
FORBACU.
Non, non, celui qui est monté dans celle voilure... celui qui, tniil à l'iicurc , m'a endormi de ic sommeil de plomb?
CLINTON, clicTcliniil 'd entraîner .Muta, Venez, Meta, venez :
FonBACU, apercevant Clinton.
Ahl c'est \ojs, monsieur! vous, dont la poursuite insolente s'attaclic partout ù mes pas!
CLINTON
C'est moi-mfmp, décidé A von? enlever .Mrla.
FORB.VCII, rrpiciiant Mda.
M'cnicver .Meta! pour la p»rdie, funiine lu es perdu, descendant d'une race mamlilc... Non, non !... 'I PS voyagrurs ri'ilcsr<'ndoni la sièue.) Cl l>TON.
C'est ce que noii.« verrons... Mil;», v^ulez-vouR me suivre?
FOIlBACU.
Te suivre !... Ah : eusses-tu l'enfer à les ordres, il ne t'arraclierail pas a mo colère... Tiens!... (H tire tni coup de pistolet »ur Clinton; mais Cavalier a détourné le coup eu étendant la main.) META, épouvaolée.
Ah 1 mon père !
TOCS.
Un assassinat !
CLINTON, voulant s'élancer sur Forbach.
Ahl misérable !
(Le postillon (Cavalii-r) Ift retieiii.)
FORBACH
Venez... Meta... vem z !.,.
META
JJoii pérc I... ;Forb?cli l'entraîne. — Le po>tillon ^Cavalfw) *'e»t éloigné.) CIINTON.
Poursuivons-le, OU bien sa fille sera sa victime ^Tout le monde sort ù gauclie, du côté cù Forbacb est
parti.) LE CONDCCTEUîl (Cabestan) reconnaiiianl Cavalier. Lui!... encore lui !...
LE POSTILLON ((lavalicr).
Jeté l'ai dit: toujours!... (Il sort.)
LE coNnccTËUR (Cal)estan\ seul.
Clinton a raison... il Ci>l capable de la tuer... Elle mounail iimoienle, el Gaspard serait sauvé! non. .le suis dans un pays civilisé... je dois avoir ici des amis... Voyons... (Il parcourt le théâtre m sifll.^nt. On voit apparaître des voleurs, marchant aTe<précaution, et clicrchant.) J'en étais .silr ; c'est un r che pays que la France ! loul y pousse à plaisii '
(Il sort.) PETRIS, s'av.Tuçani au milieu des volcun. Qui nous appelle ?
JAVA (Cabestan) rautiani eu voleui.
Me rerunnai>sez-vous?