SCÈNE VL
Les mêmes, M*"" RENAUD.
M'"' RENAUD, yiisérablel
Elle se jette sur Frédéric et lui fait uu rempart de son. corps.
les TiîQis FRÈRES. Madame Renaud!
pascal. Hein!... qu'est-ce .. elle... vous, V(>us, madame? Ah! vous arrivez à temps, ils alla ic ni le tuer!
M"" ri;nali). Le tuer! le tuer!... lui! luil... Ah ! j'ai été bien coupabe, mais Dieu ne l'amait pas voulu!
FRÉDÉRIC. Tant d'intérêt!... madame, com tient se fait-il?...
M"* RENAUD. Comment il se fait que je sois \enue à l'i, que j arrive pour te sauver? pauvre enf nt!... ah! c'est une inspiration du ciel, vois-tu, c'est un bonheur que je n'avais pas ménté... mais je te dirai tout cela... oui, tout à l'heure, quand tu seras dans lis bras de t n père... Mais maiotenant mon ca'ur est trop ému., .je suis trop agitée.. . je sens (|ue j'étwniTe... les... les pa-oles me manquent... je ne puis.. .je ne sais... Ah! pauvre (iifant! pauvre enfant 1... viens, viens, parlonsl...
pascal. Bravo' allons-nous-en...
jA(:qle.S. Il ne s'en ira pas 1
.M" " REiNAi D, d'une voi.r s lurde. Il ne .s'en ira pas? ettim doiK oserait le retenir?
PIERRE et l AZARE NoUs!
M"" RENAUD. Vous., vous!
JACQUES Oui, car sa vie est à moi!
M"" RENAUD. Sa vie, à toi?... Et vous voulez le reienir pour le luer... lui !. .. mon... Ali ! j' voudrais beii voir ça, par exen)plc!...
JACOiES. Madame, il ne s'agit ici ni de violence ni de crime... monsieur ma insulu', i' me faut une réparation, et votre
PARTS ET LA BATSLTEUE
présence ne m'empêchera ni de la demander ni de l'ob enir !
FRÉDÉRIC. Madame, quelque soit le motif de l'iniérèf que vous m'avez témoigné, je dois à la vériié, je dois à l'Iioni.eur de Héclater que l'issue de ce combit. qui a été loyal, a rais mon existence entre les malus de monsieur.
M"* RENAUD. Ta vie n'est pas à toi, enfant' elle fst à tes pauvres parents qui ne l'ont pas ret'ouvé pour te perdre encore... Et d'ailleurs, qui ê'es vous donc pour disposer aiusi de l'exis ence du lils de SI. le c<)m»e de Clamarins?
PIERRE. Qui Hoiis sommes?
M'"* Ri-NAUD. Taisez-vous! .. Vous osez par'er de duel, de point d'honneur!... De i'Iionneur! de l'honneur!... vous!... Ahl ça fait pitié... Oui, il en a, lui, de l'honneur, c'est un digu»-, un no!>le jeune loiimi''; mais vous!... Et vous avez cru qu'il se battrait avec vous, lui, le fils de M. de Clamarins... n"n. non, mille fuis non!... Jetezmoi ces pistolets que vous u'êies pas «ligues de tenir en face de lui! {Eltr arrache le pistolet de Pierre.) Un valet ne reste pas nmié devant son uiaîtie!
PASCAL. Bravo! bravo !... décidément elle a beaucoup de bon...
JACQUES. Madame , c'en est trop! voire mépris nous affraïc' i Hu resp-cll
LAZARK et piKRRE. Et ! oui 1 il a raison!
M""' RENAUD, C'est ça, \ils chiens que vous êtes, mord z la main qui vous a nourris!
JACQUES. llsebaitraavecmoi...i>ubienje. ..
M""" RENAUD. Il ne se battra pas! {Aux Frères.) Tui z-le loue si vous l'osez, après ce que je vais vous dire !... Vous me connaissez bien, n'e>t-ce |ias?.» Vous sa^ez counnent j'aime et comment je hais. moi!... Moi (|ui tiens dans n a main voir*; f-'itnne, votre avenir et toute votre vie !. .. Kh bien!., celui que vous avez osé pr(»voqtier, celui que m)us voulez ass}^s^iner, c'est It- fils de Marie Raymond, c'est mon fds! ..
TOUS. Son fils !...
FKÉDÉiiic. iMamère!... vous...
PASCAf,. Marie Raymond ! ..
«""> RKNAUD. Oui, Marie Raymond, et je sais qii tu me l'as sauvé, Pascal...
FRÉDÉIUC. Ma mère!...
M'"* RtNAUD. Tu sauras tout de la bouche de ton père.. Si vous nous l'avez conservé, Seigneur!... Viens... viens, parlons!...
P.iSCAL. Oui.. . partons...
LES TROIS FRÈRliS. Mais!...
PASCAL. Messieurs, serviteur de tout mon cœur.
iJiîticme 'îl^nbleau.
Cchez M. de Clamarins. Un petit salon; au fond, un {
portes