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ACTE lY, SCEiNE

Quant à Monaldcschi, rcnfennant le secret De son crime, je \eiix qu'il dicte son arrêt : A cet arrêt suprême il lui faudra souscrire, Nous n'exécuterons que ce qu'il va prescrire.

(Montrant à Sentiiielli son cabinet.) De cet appartement suivez notre entretien, N'en perdez pas un mot et n'en oubliez rien. Sa bouche n'aura pas rendu de sons frivoles. Et le vent n'aura pas emporté ses paroles.

(Sentinelli entre dans le cabinet.) Ifolà ! quelqu'un.

(Un valet paraît.) Allez leur dire qu'à l'instant, Tous trois dans ce salon la reine les attend.

LE VALET

Mais qui •'

CHRISTINE

C'est juste ; étrange effet de la pensée, Qui d'arriver au but est toujours trop pressée. Et par quelque vain mot veut au premier venu Faire comprendre ini sens d'elle seule connu ! Qui? ma dame d'honneur; mon premier c;entil-

[ liomme ; Puis cet Italien qui prend le titre d'homme, Qne j'ai fait tour à tour marquis, grand-écuyer,

(Le valet sort.) Et (|ui de mes bienfaits m'a si bien su payer ! Quelqu'un encor.

(Un autre valet entre.) Gulrick, courez à l'abbaye.

Et songez qu'à l'instant je veux être obéie. Demandez à parler à son supérieur :

C'est le père Lebel, le révérend prieur Des Trinitaires.

gulru:k.

Oui.

CHRISTINE

Dites-lui qu'on l'invite A se rendre au palais, à s'y rendre au plus vite. On voudrait confier un secret à sa foi. Qu'il soit en arrivant introduit près de moi. Allez !

(Gulrick sort.) Sentinelli, vous pouvez tout entendre, N'est-ce pas ?

SENTINELLI

Oui, madame !

CHRISTINE

Ils se font bien attendre !

Faut-il donc tant de temps, bon Dieu, pour préve- Trois personnes ? Enfin je les entends venir, [nir

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