‹ Magasin théâtralChapitre 1008 sur 1377 · MONTALÈGRE, FERNAND · texte numérisé non relu

MONTALÈGRE, FERNAND

montalègre, à lui-même.

Ils sont en conférence... la lettre de l'avoué est arrivée sans doute... Pourvu que mon secret soit bien gardé!

FERNAND, quiaparcouru le journal qu'il a trouvé sur la cheminée.

Voulez-vous ce journal, mon oncle? on y parle de notre belle Espagne... la liste d'amnistie a paru, votre nom y figure.

MONTALÈGRE

Oui, je l'ai su ce matin.

fernand.

Ainsi donc, rien ne s'opposera plus au projet que vous avez formé ?

MONTALÈGRE, d'un ton distrait.

Rien.

Et nous retournerons bientôt dans notre belle patrie!... Vous paraissez péniblement préoccupé, mon oncle ; ce projet vous coûterait-il plus que vous n'avez voulu dire?

MONTALÈGRE

Il me coûte, sans doute.,, mais il est raison-

nable, essentiel à mon repos, et je dois m'y arrêter.

FEltNAND.

Peut-être le souvenir de la cruelle catastrophe qui a brisé votre premier lien a-t-il eu trop de part à la détermination que vous avez prise... les vertus, la solidité de principes de Mlle de Roubigné l'élèvent bien au-dessus de dona Elvire.

MONTALÈGRE

Je t'ai dit qu'elle ne m'aimait pas.

FKRNAND.

Elle pourra vous aimer.

MONTALtïGRE.

Je ne l'espère plus; aussi ma résolution est-elle désormais inébranlable. Tu devrais t'en réjouir, toi, puisqu'elle te rend toutes les espérances que mon fol amour t'avait un moment fait perdre; car renoncera Julie, c'est renoncer à toute autre union!... A toi donc, mon seul héritier, mon titre, mes richesses, mes honneurs, toutes les joies du monde enfin!... à moi... eh bien! à moi ton bonheur pour dernière consolation!

biroteau, dans la coulisse.

Est-ce qu'il n'y a personne pour nous annoncer?

MONTALÈGRE

Qui vient là?

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