DIANE DE CH1VIU
M. DE CHIVRI.
Et je les ai vus tomber tous deux 'v et je ne les ai pas pu venger, moi ! car, lorsque j'ai voulu le punir, il a eu pitié de ma vieillesse... pitié!. ..et il ne me reste plus qu'une misérable vengeance ! il ne me reste plus qu'à le traîner devant les tribunaux I et cette vengeance, je la paierai de l'honneur de mon nom... C'est ma honte qu'il faudra rendre publique pour obtenir la sienne!... [Se levant.) Oh ! qui me vengera donc, mon Dieu !
martial, s'avançant.
Moi, mon père ! moi !
M. de chivri, revenant à lui.
Toi, mon fils!... mon enfant!... toi qui me reste» seul! toi, ô Martial! n'oublie pas le serment que tu m'as fait!...
MARTIAL
J'espérais que vous l'aviez oublié, vous !
M. DE CHIVRI.
Pauvre enfant!... que voudrais-tu faire ? Tenter un nouveau combat contre cet homme qui te tuerait!
MARTIAL
Ah! mon père!...
M. DE COIVRI.
Il te tuerait aussi !
MARTIAL
Dieu serait juste une fois !
M. DE CHIVRI.
Martial! Martial!... j'ai été bien coupable et bien cruel pour tes frères , mais pas pour toi!... Tu me dois obéissance... eh bien ! je te l'ordonne devant Dieu!... je te le demande à genoux... jure-moi, jure-moi sur l'honneur que tu ne chercheras pas cet homme ?... que tu ne te battras pas avec lui?...
MARTIAL
us l'ai déjà promis.
M. DE CHIVRI.
Encore?... encore?... Mon Dieu! mon Dieu!... Mais ne vois-tu pas que je n'ai plus que toi en ce monde?... Aie pitié de moi!... mon fils, aie du courage !... ne te bats pas !
MARTIAL
Oui, oui, mon père! j'aurai ce courage... M. de chivri, tombant sur son siège.
Merci, Martial, merci!... Oh! ce n'est pas de mourir qui est difficile... crois-moi!
Un domestique entre.
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