‹ Magasin théâtralChapitre 1089 sur 1377 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

MARTIAL, M. DE CHIVRI.

M. DE CUIVRI, assis, la tête dans ses mains; une épêe nue est sur la table.

Morts tous les deux! morts!... Georges! Philippe ! .. . 0 mes fils ! mes fils l

Il tombe accable', la tête appuye'e sur la table. MARTIAL, à part, en considérant son père. Et Diane!... hélas! en quittant le lieu du combat, entraîné par le désespoir de mon père, j'ai oublié qu'elle m'attendait... La malheureuse... qu' est-elle devenue?

M. DE CHIVRI, toujours accablé.

O mes enfans!... mes enfans!... Philippe!.... Georges!...

MARTIAL

Pauvre sœur! il n'a pas encore prononcé sr/a

nom! et je n'ose lui dire que je sais la vérité... qu'elle est ici! et je ne puis le quitter. Oh! c'est affreux ! Mais peut-être que, fatiguée de m'attendre, elle va revenir ici! ah! que du moins H i la voie pas encore, s'il doit jamais la revoir.

Martial monte au fond et ferme la porte ; un doniest/ paraît.

M. DE CHIVRY.

O mon Dieu ! vous avez été implacable !

MARTIAL, au domestique.

Ce matin, quand je suis arrivé dans cet hôtel j'étais avec une jeune dame.

Oui, monsieur.

MARTIAL

Si elle revenait, pendanf. que je suis avec mon père, vous m'avertirez... mais vous ne la laisserez pas monter. {Le domestique sort.) Ah! il l'accablerait de sa colère et de son désespoir!

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