SCÈNE XI
EFFIE, GEORGE; TOM, arrivant parla gauche.
Alerte ! alerte !
GEORGE, à Effie, la rassurant.
2>e crains rien.
TOM , voyant Etfie.
lue fillette !... ah ! ah! mou camarade...
GEORGE, sévèrement.
Tais-toi ! Tes nouvelles , voyons '!
TOM
Mauvaises; comme tu le disais, une escouade est près d'ici ; je l'espionnais couché le long de la route , quand un courrier venant de la cote a suspendu la course de ces animaux malfaisants.
GEORGE
l"n courrier ?
TOM
Oui ; et voici sa gazette. Des troupes anglaises débarquent à l'instant pour nous donner la chasse; un lord, un vice-roi, un diable arrive de Londres avec de pleins-pouvoirs pour pacifier l'Ecosse et faire pendre à son bon plai-
sir. Voilà qui nous regarde; ainsi gagnons la mer; à la chaloupe, allons!
GEORGE
lu «c lord général n'a - t - on pas dit son nom ?
TOM
(I est un nom bien connu, le duc d'Argyle.
GEORGE , à par t.
O ciel !
FINAL
EFFIE, à Georges.
Mais qu'as-lu donc?
GEORGE, lui répondant.
De la prudence !
TOM
Mais qu'est-ce doue ?
GEORGE
O sort cruel !
EFFIE
Pourquoi frémir?
GEORGE
Hélas ! silence !
TOM
Allons, partons !
CEOISGE.
O juste ciel !
ENSEMBLE
GEORGE
Qu'ai-je entendu ? mou cœur s'oppresse Que faire, hclas ! que devenir ?
EFFIE
Songe toujours à nia tendresse :
Mais sois prudent : il faut partir.
TOM
Ah ! ventrebleu! le temps nous presse ! Allons, allons, il faut partir !
( Regardant à gauche.)
Ah ! que le ciel nous soit propice !
Tiens , vois-tu , vois-tu ces soldats , Et les limiers de la justice, Qui sans doute sont sur nos pas !
ENSEMBLE, très vif.
EFFIE
En le quittant, mon creur s'oppresse ; Quel scia donc notre avenir?
GEORGE et TOM.
Allons, allons, le temps nous presse ; Allons, allons, il faut partir !
(Ils sortent précipitamment par le fond à droite.)
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