GEORGE, SARAH
GEORGE , tombant sur un siège.
Je n'ose entrer... aucun moyen de la sauver! Je voulais l'enlever en me mettant à la tête des contrebandiers, mais leur vaisseau a disparu de la côte! et les trois hommes qui étaient à terre ont été pris par la faute ou la folie deSarah!
SARAH , se retournant.
Sarah?... me voilà • qui m'appelle?
GEORGE, la voyant ci loujour
Que fait-elle i<
SAIIAII.
Ah! je devine. On vient nie i hen Ii. , (Elle s'a|<proebe de la cliaise de Geniî:. a ., cérémonie <-t lui fait une profonde révérence. ) Milord . me voilà prête donnez-moi la main , je vous pi ie.
GEORGE
Que voulez- vous, Sarah?
SARAII.
Vous le savez bien, milord vous êtes Ii parrain; partons pour le baptême GEORGE.
Elle ne me i econnaît plus.
SARAII.
Venez, dépêchons - nous. Oh! je veux le mettre sous la garde de Dieu! je veux baptiseï mou enfanl '
GEORGE, se levant vivement.
Un enfant, dites-vous?...
SARAU, reculant.
Ah ! vous m avez fait peur.
GEORGE, avec réflexion et regret.
Ah ! mon infortune me fait oublier sa démence, et ma raison s'égare comme la sienne. Entrons.
(Il va vers la porte d'Effie.) SARAII , le retenant.
Où allez-vous? ce n'est point par-là; venez, venez ; oh ! vous verrez comme il est beau ! je lui ai fait un berceau avec une corbeille et des rideaux verts!... et je l'appelle George!... Et quand son père reviendra , je lui dirai : Tiens, tiens, vois comme j'ai pris soin du petit ange que tu m'as envoyé dans la cabane de ma mère! GEORGE , frappé d'une idée.
Qu'entends -je !... chez sa mère !... en effet... Effie a déclaré... O mon Dieu ! les malheureux s'attachent à l'ombre d'un espoir!...
SARAH
Silence! parlez bas!... si on me l'enlevait encore !
GEORGE
Comment?...
SARAH
Oui, oui! on me lavait volé; mais je l'ai retrouvé! j'ai repris mon enfant !
GEORGE , avec un grand trouble.
Ah! mène-moi vers lui!... que je le voie aussi!... Sarah! reconnais-moi!... un éclair de raison!... je suis George ! un ami !... reconnaismoi, de grâce!
SARAH , avec force.
Laissez-moi! laissez-moi!... vous avez l'air méchant! vous voulez me tromper... vous êtes George, vous!... avec ces beaux habits?... ô quelle différence!... laissez -moi! laissez moi !
FINAL
GEORGE , à part.
Ah ! calmons-nous , s'il est possible ! Cherchons, hélas! à l'attendrir.