JULIE, LA MABQUISE DE BRÉCOURT, ÉLISE, 1NÉRIS
Élise. Madame la marquise, voici M.
de Néris!
julie. Élise!
élise. Madame la marquise, voici mon père!
Mme DE Brécourt. Votre père , mademoiselle ! Eh quoi ! madame, vous n'étiez pas veuve ?
ÉLISE. Mon père était proscrit, madame.
Il rentre enfin!., il vient reprendre le rang et les titres qui lui appartiennent. Oui, madame... oui, j'ai un père dont je suis fière ; sa fille peut le montrer avec orgueil ! C'est un grand nom que le vôtre! c'est un beau titre que celui de duchesse de Theyal !
il eût comblé tous mes vœux ! mais ,
pour l'obtenir, je ne cherche point à traverser les espérances d'une amie; je ne
surprends aucune volonté et dès qu'on
m'accuse, je n'hésite pas à prendre le seul parti que commande l'honneur. Madame la marquise, M. le duc de Theyal est libre de disposer de sa main, selon son cœur; je lui rends sa parole. Quant à moi, placée entre un père dont je me glorifie , et une mère digne de tout mon amour, je défie l'opprobre ou le malheur de ni 'atteindre jamais!
Mn,e de BRÉCOURT. Mademoiselle, je ne puis qu'applaudir à de si nobles sentitnens, et je respecte trop votre âge et votre innocence pour prononcer une parole que vous ne deviez pas entendre. Madame, il m'était
MAGASIN THEATKAL.
Lieu cruel d'ajouter foi à des accusations qui ne sont suis demie pas désintéressées ; mais enfin tout n'est pas mensonge ; peutêtre conviendrez-vous que je méritais une part plus large à votre confiance. Mais je vois combien vous souffrez... je n'en dirai
pas davantage je vous laisse à juger du
parti que je dois prendre.
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