‹ Magasin théâtralChapitre 115 sur 1377 · JULIE, LA MABQUISE DE BRÉCOURT, ÉLISE, 1NÉRIS · texte numérisé non relu

JULIE, LA MABQUISE DE BRÉCOURT, ÉLISE, 1NÉRIS

Élise. Madame la marquise, voici M.

de Néris!

julie. Élise!

élise. Madame la marquise, voici mon père!

Mme DE Brécourt. Votre père , mademoiselle ! Eh quoi ! madame, vous n'étiez pas veuve ?

ÉLISE. Mon père était proscrit, madame.

Il rentre enfin!., il vient reprendre le rang et les titres qui lui appartiennent. Oui, madame... oui, j'ai un père dont je suis fière ; sa fille peut le montrer avec orgueil ! C'est un grand nom que le vôtre! c'est un beau titre que celui de duchesse de Theyal !

il eût comblé tous mes vœux ! mais ,

pour l'obtenir, je ne cherche point à traverser les espérances d'une amie; je ne

surprends aucune volonté et dès qu'on

m'accuse, je n'hésite pas à prendre le seul parti que commande l'honneur. Madame la marquise, M. le duc de Theyal est libre de disposer de sa main, selon son cœur; je lui rends sa parole. Quant à moi, placée entre un père dont je me glorifie , et une mère digne de tout mon amour, je défie l'opprobre ou le malheur de ni 'atteindre jamais!

Mn,e de BRÉCOURT. Mademoiselle, je ne puis qu'applaudir à de si nobles sentitnens, et je respecte trop votre âge et votre innocence pour prononcer une parole que vous ne deviez pas entendre. Madame, il m'était

MAGASIN THEATKAL.

Lieu cruel d'ajouter foi à des accusations qui ne sont suis demie pas désintéressées ; mais enfin tout n'est pas mensonge ; peutêtre conviendrez-vous que je méritais une part plus large à votre confiance. Mais je vois combien vous souffrez... je n'en dirai

pas davantage je vous laisse à juger du

parti que je dois prendre.

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