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BAI l m 'II.
Un soldat d'Israël , an soutien de la sainte
cause.
l'Vl l.l
C'est vous, monsieur Balfoui ' à cette heurt
avancée et par ce temps du diable!
BALFOUR
Silence! Point de jurements, dé profanation !
I'\ 1 BRSOR.
C'est vrai. Pardon , je ne songeais pas que des puritains distingués comme vous et moi !... (Bas.) Peste de la visite !
BALFOUR
L'archange qui veille au salut de l'Angleterre m'a dit: « Lève-toi ' » et je me suis mis en chemin.
PATERSON
C'est à merveille. Mais entrer ainsi comme un fantôme, et par cette porte où personne ne passe !...
BALFOUR
N'est-ce pas vous-même qui m'avez, donné la clé du parc qui ouvre aussi la tourelle dont l'escalier conduit ici ?
PATERSON
Oui, sur votre demande.
BALFOUR
Il le fallait. Je commande la sainte milice qui veille à la tranquillité' de la cote : on m'a établi dans le villlage, et je dois avoir mes entrées secrètes chez le shérif pour pouvoir nuit et jour m'en tendre avec lui à l'effet d'exterminer les infidèles et les impies !
PATERSON
Et vous vous en acquittez avec un zèle, une conscience !... Encore le mois dernier, quatre hommes fusillés sans procédure et sans les entendi e !... c'est admirable !
BALFOUR
Et je viens vous prévenir que je suis mandé cette nuit pour une semblable expédition. Préparez votre rapport pour Londres; les écritures vous regardent. Laissez les noms en blanc, car je ne sais pas encore quel est le proscrit dont je vais m'emparer. Je reviendrai demain vous dire comment s'appelait le Moabite.
PATERSON
Encore un homme à fusiller?
BALFOUR
Ou à pendre: suivant sa qualité... cela m'est égal.
PATERSON
Et qui vous a dénoncé celui-ci ?
BALFOUR
Toujours notre agent secret, notre espion fidèle, ce patron hollandais à qui nous permettons la contrebande pour nous amener du continent les rebelles qui veulent revenir en Angleterre; il m'a fait prévenir, et je vais au rendez-vous.