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SCENE V

JOHN, LADY BEDFORT, LORD HENRI, CHAR- LES II, LORD WESTON, Seigneurs et Gardes, entrant des deux côtés.

cnARLES ii , sJ adressant à John.

Lord Bedfort! où est-il? (John ne répond pas.) Où est-il? réponds !

Jolin hésite toujours, on entend le bruit d'un pistolet. JOHN.

Sire, William Smith vient de se tuer.

LADV BEDFORT.

William Smith ! c'était lui!

CHARLES II

Qui l'avait prévenu du danger?

Moi, sire.

CHARLES II

Malheureux! tu paierais de ton sang...

LADY BEDFORT

Grâce, majesté !

CHARLES II

Silence, madame.

john, s' approchant du roi.

Sire, autrefois j'ai sauvé lord Richmond, le ministre de votre père, qui avait dit à Cromwell : Prenez ma tête et conservez le roi. Aujourd'hui sa fille et son petit-fils allaient être déshonorés par l'inviolable sentence de William Smith... je n'ai pas voulu que les sujets fidèles fussent im-

molés par le supplice du plus lâche des ennemi*; j'ai garanti leur honneur, j'ai sauvé mon fil ., ou tache est accomplie: maintenant, sire, v«:n vous, me voici !

Le roi le regarde avec intérêt et lui tend la main s'agenouille en l'embrassant.

Charles ii, tendant Vautre main a lady Bedfon. Pardonnez-moi, madame. (A lord Wtston.)\jorA

Weston !

weston, s'approchant.

Sire?

CHARLES II

Lord Bedfort vient de mourir; vous cîffacercz le nom d'un juge, William Smith s'est tué, vous effacerez celui d'un accusé. (À lord Henri.) Lord Henri, vous porterez désormais le nom du comte do Richmond, votre grand-père.

HENRI

Merci, majesté, merci.

Le roi va parler bas à lord Weston.

JOHN , pressant dans ses bras Clary et lord Henri, et à demi-voix.

Clary, mon enfant, mon fils!

HENRI

Mon père! mon père!

JOHN

Et dites-moi, où est Marie?

henri, précipitamment.

Albinus, notre sauveur à tous, vient de courir au devant d'elle, ils sont sur la route de Windsor.

JOHN

Oh! courons aussi, venez! conduisez moi, je ne puis l'attendre, Marie. Pauvre enfant que j'ai tant de fois réchauffée sur mon cœur, que j'ai sentie chaque jour vivre et grandir sous les doigts de l'aveugle ! Elle a dix-huit ans, ma jeune compagne, et je ne l'ai pas encore vue... oht venez! venezl marie, dans la coulisse.

Mon père ! mon père !

JOHN

C'est sa voix.

albinos, outrant la porte du tond.

Par ici !

II pousse Marie dans les bras Je .John.

MARIE

Mon père! oh! mon père!

Elle se ictte à son cou.

FIN

Je prie tous les artistes qui ont joué dans le Sonneur de Saint-Pawl de vouloir bien agréer mes remerciemeus; et j'en dois surtout à M. Adolphe Laférière, parce qu'il a consenti à louer Albinus îe médecin, rôle dont il a su augmenter l'importance par l'observation de la vérité dans tous ses détails; e: à M. Délaisse, qui, chargé d'un rôle ingrat et difficile, en a si habilement évité tous les écueils. Je dois aussi beaucoup à M. Montigny, d'abord comme acteur, et ensuite comme directeur, puisqu'il a ntis à ma disposition M. Francisque aîné qui a si heureusement créé le rôle de l'aveugle, et ai bien soutenu l'intérêt, conjointement avec Mme Gauthier, pleine de sensibilité dans le rôle de lady Clary.

»ARIS. — IMPRIMERIE »E Ve DONDET-nXJPAB

Rue Saint-T.ôuii, n» 46, au Marais.

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