‹ Magasin théâtralChapitre 145 sur 1377 · MARION, LE COMMANDEUR · texte numérisé non relu

MARION, LE COMMANDEUR

le commandeur, à part.

Pauvre Marion ! elle ne m'a jamais si bien traité ! et sans ce maudit Cinq-Mars, et puis Grammont, et puis... Si je pouvais les écarter tous, peu à peu

je finirais par arriver... lentement et après mille traverses! mais j'arriverais.

marion, à part et près de la porte.

Et ce Léonard qui ne vient pas. {Apercevant son épée.) Ah! son épéequej'oubliais!

le commandeur, à part.

J'ai déjà parlé d'une ambassade pour Grammont; j'ai poussé au mariage de Cinq-Mars avec la nièce du cardinal, et quant au petit peintre, que personne ne soupçonne et qui est peut-être le plus dangereux... Elle a beau dire, si on pouvait l'envoyer à Rome... Je n'ai rien vu de lui; mais je me figure que c'est un jeune homme de la plus grande espérance.

marion, venant à lui avec l'êpêe.

Homme injuste! qui me cherchiez querelle au moment où je m'occupais de vous... Tenez, mon chevalier...

le commandeur, regardant l'épée Que vois-je? une pareille faveur!

marion.

Que tout ie monde l'ignore!., la moindre indiscrétion...

LE COMMANDEUR

On m'arracherait plutôt la vie!

marion Très-bien! (A part.) C'est Léonard !

LE COMMANDEUR, Cl part.

Ravissante créature !

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