‹ Magasin théâtralChapitre 253 sur 1377 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

LABROSSE, assis, UN OFFICIER DU CHATEAU.

labrosse, une lettre à la main , au garde. Tout le monde dort-il?

L OFFICIER

Tout dort; j'ai parcouru Les fossés, les remparts, personne n'a paru.

labiiosse, à part.

Jamais càlrriaplus grand n'attrista nuit plus sombre

Pas une étoile au ciel. Des seigneurs en grand

[nombre Sont entrés chez la reine hier soir, au jour tom- Y sont-ils demeurés ? [bant;

l'officier.

Le duc Jean de Brabant, Adnez le ménestiel, et la comtesse Hélène, N'ont point encor quitté la chambre de la reine.

labrosse , se levant.

Intrigues!... Quel fanal brille sur cette tour?

l'officier.

Le nouvel astrologue y veille nuit et jour, Monseigneur.

LABROSSE

Cet Albert, vieux roi de la science ?

l'officier.

On ditque le sommeil est surlui sans puissance, Qu'à ses yeux l'avenir se montre à découvert, Et qu'il lit dans le ciel comme en un livre ouvert.

labrosse, à part.

Habile homme! il comprend son siècle, parle en Haut. [maître,

Et fait très-bien. La reine elle-même, peut-être, Avec son beau poète et sa dame d'honneur, L'occupe en ce moment.

l'officier.

Je le crois, monseigneur.

C'est bien, retirez-vous. Que votre vigilance Du Louvre, cette nuit, protège le silence. Hors l'évéque d'Évreux, hors lui, n'oubliez pas Qu'homme qui vive ici ne doit porter ses pas.

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