ACTE 11, SCÈNE IX
DE GITBERT. "i'
Prenez garde, vous devenez philosophe !.. (>:> lui a dit di
LE VICOMTE , levant les yeux et apercevant Raymond , à droite, en face de lui. A part. Et qui donc?., M. Raymond!.. (Il s'approche et le salue.)
RAYMOND, lui rendant son salut*.
N'est-ce pas M. le vicomte de Saint-André...
LE VICOMTE
Attaché aux affaires étrangères.
RAYMOND
Que j'ai eu l'honneur de rencontrer quelques fois. (Souriant.) Non pas à son ministère... LE vicomte, de même, C'est vrai... ce n'est pas là qu'on nie trouve... mais en revanche, là, comme ailleurs, on a dû vous dire beaucoup de mal de moi... et cela sans doute m'a fait du tort dans votre esprit... RAYMOND, froidement.
Cela m'a prévenu en votre faveur, et m'a fait penser qu'il n'était pas impossible que vous eussiez du mérite.
LE VICOMTE , étonné.
Monsieur...
RAYMOND
Sans cela , comment expliquer cet acharnement contre un jeune étourdi, qui n'a encore employé son temps qu'à faire des folies et des dettes... A votre âge, on n'a que des camarades... on n'a pas encore l'honneur d'avoir des ennemis... Courage, jeune homme, c'est bon signe, cela promet !.. mais ça ne suffit pas... il faut justifier cette haine.
LE VICOMTE
Ah ! que l'on m'en offre les occasions.
RAYMOND
Eh bien ! nous verrons , et pour commencer , il faut vous éloigner de Paris.. . nous trouverons moyen de vous employer.
LE VICOMTE
Je suis prêt à partir, et suis à vos ordres , M.
le Ministre.
TOUS LES BAIGNEURS, à demi-voix.
Le Ministre...
(Ils causent entre eux et regardent Raymond, qui retourne s'asseoir près de Cécile et de M"' Savenay, et cause avec elles : pendant ce temps , entre Coquenet , qui s'approche de M. et de .Mme de Guibert.
DE GUIBERT
loi un mal affreux...
COQUENET.
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