LE VICOMTE, RAYMOND
RAYMOND, apercevant le Vicomte qui s'est approché
de lui et qui le salue.
Ah!.. M. de Saint-André !.. vous avez reçu?
LE VICOMTE, avec émotion.
Oui, M. le Ministre... celte mission... dont vous voulez bien me < liarger !.. et je venais vous dire... qu'à mon grand regret, je ne pouvais accepter celte marque de faveur...
RAYMOND
Et pourquoi donc, s'il vous plaît?
LE VICOMTE
Parce que, dans la situation où je suis... elle m'empêcherait de dire la vérité... et surtout de soullletter ceux qui en douteraient.
RAYMOND
Je vous avoue... que je ne comprends pas.
LE VICOMTE
Je me suis trouvé malgré moi, et par ma faute cependant, mêlé à des bruits injurieux contre M"e Cécile de M ornas... et quand j'ai pris sa défense et voulu la justifier... ils ont tous prétendu que j'avais pour but, non de proclamer la vérité, mais d'obtenir, par là, votre faveur... Et vous savez ce qui en est ?. .
RAYMOND
Je sais qu'ils sont capables de tout... et je vous comprends maintenant... Mais ces bruits dont vous parliez...
LE VICOMTE
Sont de toute fausseté, et j'ai beau le crier... à tout le monde... à deGuibert... lui-même, qui m'accuse...
RWMOND, vivement.
Ah ! nous y voilà!.. C'est vous... que de Guibert prétend avoir élé aimé de Cécile...
LE VICOMTE
Je ne l'avais jamais vue.
RAYMOND, se frottant les mains.
Bravo!, .je m'en doutais. .. c'esttoujours comme cela... LE VICOMTE.
Et cepe.ndant, ce n'est pas lui qui est le plus coupable..
RAYMOND, apercevant deGuibert, qui entre, et courant après lui.
C'est ce que nous allons voir... venez ici, Monsieur, venez...