RAYMOND, CÉCILE
CÉCILE, avec émotion.
Vous m'avez dit, Monsieur, que mon devoir
était d'épouser M. Lucien, que mon honneur,
que ma réputation dans le monde dépendaient de
ce mariage ! raymond.
Et je le pense encore.
CÉCILE, lui remettant une lettre qu'elle tient à la main.
Tenez!
RAYMOND , regardant l'écriture.
C'est de Lucien ?
CÉCILE, avec émotion.
Oui, Monsieur, il sait comme vous et par vous que je n'ai rien à me reprocher, il en a la preuve... mais, cette preuve, il ne peut la donner à ce monde qui m'accuse et me croit coupable. RAYMOND, qui a parcouru la lettre.
Ah ! l'indigne !.. il t'estime !.. il t'honore !.. il t'aime!., et n'ose, en t'épousant, braver d'injustes calomnies... que je voudrais... et que maintenant je ne puis réduire au silence. (Froissant la lettre avec colère.) Ah ! tout est fini entre nous, et je cours!..
CÉCILE, se jetant au-devant de lui.
Où donc?
RAYMOND
Lui demander compte de ton honneur qui me fut confié ! de ton honneur qui m'est aussi cher que le mien!..
CÉCILE , avec force.
Et que vous allez perdre à jamais!.. (Raymond pousse un cri et s'arrête.) Vous voyez que j'avais raison de vouloir partir... Et, quant à ces calomnies qui m'accablent, je ferai comme vous, mon ami, je les mépriserai.
RAYMOND
Moi, mon enfant, c'est bien différent,,. Un
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