ACTE CINQUIÈME
Même décoration.
NE PREMIERE
LES ARCHERS, à table; YAQOUB, debout près de la porte de Bérengère.
UN ARCHER
Pardieu ! la venaison est bonne!
ANDRÉ
Elleestpnrfaite!..
Je ne me doutais pas que pour pareille fête, Hier, certe, au château je rapportais ce daim... Un morceau sans rancune, Yaqoub.
YAQOUB.
Je n'ai pas faim.
un archer, à André.
Ah çà ! mais te voilà dans la faveur du maître ! Tu nous protégeras.
ANDRÉ
Vous raillez; mais peut-être C'est quelque chose au moins qu'avoir été choisi, Messieurs, par monseigneur Charles de Savoisy, Tour amener sa femme en ce château... J'espère Qu'un nouveau mariage enfin le rendra père Et que je n'irai pas une seconde fois En pareille ambassade... A cet effet, je bois A la jeune comtesse?
TOCS.
Et nous.
yaqoub:
nous!...
Misérable!.
Hein, que dis-tu?
YAQOUB.
Je dis qu'hier, à cette table, Par toi-même excités, les hommes que voici Atu.cptaient tous un toast pareil à celui-ci... seulement il était à la santé d'une autre.
ANDRE
Porte ton toast à toi: nous porterons le nôtre.
YAQOUB-
Je ne bois pas.
ANDRÉ
Eh bien ! laisse-nous boire alors ; Ou, si nous te gênons, va faire un tour dehors.
YAQOUB.
Il hic plaît de rester.
ANDRÉ
Reste ; mais, par saint Charle l Tais-toi.
YAQOUB.
J'ai quelque chose à dire encore.
ANDRÉ
Parle.
YAQOUB.
Qu'un seul fasse raison à ce toast maudit,
Et je brise mon verre entre ses dents. — J'ai dit.
André se lève pour menacer Yaqoub.
un archer, bas à André.
Souviens-toi de Raymond!...
On entend la cloche.
Il faut qu'à la chapelle Nous nous rendions, André : voilà qui nous appelle.
Ils sortent.