‹ Magasin théâtralChapitre 405 sur 1377 · ALPHONSE, POLICASTRO, BÉATRIX · texte numérisé non relu

ALPHONSE, POLICASTRO, BÉATRIX

BÉATRIX, à paît.

Connue il parait ému! sou désespoir me glace.

LA PRINCESSE AURÉLIE. ACTE J

ALPHONSE, à part.

Elle est loin de prévoir le coup qui la menace. (Haut.)

Après un an d'exil, madame, il est permis D'éprouver quelque trouble auprès de ses amis.

BÉATRIX

Comte, j'en puis juger par celui qui m'agite, Et c'est presque en tremblant que l'on se félicite.

POLICASTRO

Quel spectacle touchant, et que je suis heureux Du plaisir qu'à vous voir vous goûtez tous les deux !

Oui, quelque changement qu'un an d'absence amène. . .

ALPHONSE

Bien qu'on semble moins tendre et qu'on écrive à peine

BÉATRIX

N'importe, il est bien doux...

ALPHONSE

Sans doute, on est charmé De voir ceux qu'on aimait...

BÉATRIX

Et dont on fut aimé.

( Au docteur. ) Venez à mon secours.

ALPHONSE, au docteur.

Tirez-moi donc d'affaire , Sans rien brusquer pourtant.

POLICASTRO, bas à Alphonse.

Allons, je vais le faire.

(Haut.)

Complimentez madame ; à ses pieds un contrat Fixe le plus galant de nos hommes d'État , Sassane, et vous avez le charmant avantage D'apprendre en arrivant son prochain mariage. ALPHONSE.

Quoi ! vous?... J'en suis ravi, madame, assurément.

(A part.)

Les femmes î

POLICASTRO, à Béatrix. Il a droit au même compliment :

La baronne d'Elma vivait dans la tristesse , Il va la consoler en la faisant comtesse.

BÉATRIX

Ah ! j 'en suis... Tout le monde en doit être enchanté.

( A part. ) Et moi qui m'effrayais de sa fidélité !

POLICASTRO

Vous ne dites plus rien ?

ALPHONSE

J'en aurais trop à dire.

BÉATRIX

J'aurais trop à me plaindre.

POLICASTRO

Alors il faut en rire.

BÉATRIX, à Alphonse en souriant.

Voulez-vous ?

ALPHONSE, riant aussi.

Volontiers.

POLICASTRO, qui rit auv éclats.

Eh bien ! rions tous trois.

Sans se donner le mot , se guérir à la fois ! Voyez quel embarras pouvait être le vôtre, Si l'un était resté plus fidèle que l'autre. C'est un coup de fortune, et ceci vous fait voir Combien l'on a souvent raison sans le savoir. BÉATRIX, tendant la main à Alphonse.

Comte, je vous pardonne.

0 bonté sans égale !

POLICASTRO

Mais chut ! voici la cour.

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