SCÈNE PREMIÈRE
EMPSAEL, le Choeur.
EMPSAEL.
L'astre dont vos concerts ont publié la gloire, De vos vœux, dans son cours, gardera la mémoire. Dans le sein des sillons, à ses feux présenté, Il répandra la vie et la fécondité.
Peuple, offrez-lui toujours d'abondans sacrifices, El de riches moissons en paieront les prémices. Prêtres, persévérez dans vos austérités; Vos maux ont un témoin, vos soupirs sont comptés. Sous le fer, sous le feu, qui creusent vos blessures, De la chair et du sang réprimez les murmures; Dieu vous garde une place auprès de vos aïeux : La vie est un combat dont la palme est aux deux. Sous vos ombrages frais Akébar va descendre ; Écartez l'imprudent qui le pourrait surprendre. Le temple s'ouvre, il vient; à ses pieds prosternés, Ne levez point vos yeux vers la terre inclinés; Gardez-vous d'altérer par leur coupable atteinte Cette paix des élus sur son visage empreinte. Qu'on se retire, allez.
(Les brames et le peuple se retirent sans regarder Akébar.)