LA SECONDE
Demi-dieux , dont les mains fidèles Allument de la nuit les innombrables feux, Épanchent la rosée , ouvrent les fleurs nouvelles , Et des insectes amoureux Suspendent aux gazons les vives étincelles!...
( IlolTR.
I icscendez du haut des airs ; Quittez le cristal humide De vos ruisseaux toujours claire :
A des soins qui vous sont chers Que votre faveur préside ; Descendez d'un vol rapide.
Légers habitans des airs.
UNE PRÊTRESSE
Venez; la nymphe invisible, Qui, dans sa prison flexible, Reçoit vos enibrassemens , Sous l'écorce qui la presse Répond à votre tendresse Par de doux frémissemens.
UNE AUTRE
Venez rafraîchir les roses Qui , sous votre haleine écloses , Couronnent nos l>ords heureux Que le parfum , qui s'exhale De ces trésors du Bengale , Vers vous monte avec nos vœux,
CHOEUR
Quittez le cristal humide De vos ruisseaux toujours clairs; Qu'en ces lieux l'amour vous guide; A des soins qui vous sont chers Que votre faveur préside ; Descendez d'un vol rapide.
Légers habitans des airs.
UNE PRÊTRESSE
Quel noir penser vous inquiète?
.Ma sœur, ce vase échappe à vos bras languissait».
UNE AUTRE
Au bruit de nos concerts votre bouche muette S'efforce , mais en vain , de mêler ses accens,
1 Forster,
LE PARIA. -ACTE II
UNE AUTRE
Je songe à Néala: d'une pitié nouvelle Son souvenir vient attrister mes sens.
Quel trouble s'est emparé d'elle ?
CHOEUR
Confiante amitié, que ton charme vainqueur Prête une voix à ses peines secrètes , Et que la paix qui régne en ces retraites,
Confiante amitié, rentre enfin dans son cœur !
UNE PRÊTRESSE
Quand un lis virginal penche et se décolore.
Par un ciel brûlant desséché , Sous l'urne qui l'arrose il peut renaître encore ; Mais quand uu ver rongeur dans son sein est cache . Quel remède essayer contre un mal qu'on ignore ?
CHOE1 R.
Confiante amitié, que ton charme vainqueur Prête une voix à ses peines secrètes , Et que la paix qui règne en ces retraites ,
Confiante amitié , rentre enfin dans son cœur !
UNE PRÊTRESSE
Mais que vois-je ? Mirza par sa tendre éloquence ,
Zaide par ses soins touchans, Sans doute ont de ses maux calmé la violence.
Chères sœurs, suspendons nos chants :
Respectons ses chagrins; elle approche, silence !
CHOEUR
Chères sœurs , suspendons nos chants :
Respectons ses chagrins ; elle approche, silence '