ACTE III
Je reviens mourir seul aux champs où je suis né. Celui qui me doit tout repousse ma prière; Ses mains ont refusé de fermer ma paupière :
(Il se relire à pis lents.
Je n'attends plus de lui pitié ni repentir; Je le fuis, je le hais... Tu me laisses partir, Idamore?
[DAMORE.
Arrêtez.
ZARl 5.
Tu me retiens ! tu pleures!
Ah ! le remords te parle : à regret tu demeures ; Tu me suivras. Pour vaincre il suffit d'un effort ; Prends courage à ma voix, achève, plains mon sort, Songe à mon désespoir; regarde-moi: mes larmes, Pour dompte* ton amour, te donneront des armes. Rends-moi ton coeur, mes droits, mes plaisirs, mon pays; Rends-moi, rends-moi mes dieux eu me rendant mon fils. Cède, obéis, parions; ah! partons!...
[DAMORE.
Eh ! mon père, Puis-je en L'abandonnant emporter sa colère? Souffrez que je la voie une heure, un seul moment, Et je vous jure...
ZARÊS.
Eh bien !
IDAMORE
Oui, j'en fais le serment...
Je vous suivrai.
ZARÊS.
Je crains cet entrelien funeste; Mais je veux croire encor ce que ta bouche atteste. Pieviens me joindre ici ; sois fidèle, ou je cours Livrer au peuple entier mon secret et mes jours : Je me perdrai , te dis-je !
IDAMORE
Ah ! ealmez-vous ! je tremble :
Si des yeux ennemis nous surprenaient ensemble , Le trouble où je vous vois, les pleurs que nous versons Iraient bientôt du Brame éveiller les soupçons.
ZAIU.S.
A ce pressant danger ces bois vont me soustraire : Ils n'auront point, mon fils, de lieu trop solitaire, De détour trop caché, dans leur sombre épaisseur, Pour protéger des jours dont je sens la douceur. Dans tes euibrasscmens j'ai perdu mon audace; Un regard , un vain signe , un bruit léger me glace; Je crains tout désormais... je suis heureux! il l'embrasse cl 6 >rt.