‹ Magasin théâtralChapitre 515 sur 1377 · LUIGI, THÉCLA, ELCI, MARCO; PAOLO · texte numérisé non relu

LUIGI, THÉCLA, ELCI, MARCO; PAOLO

qui descend lentement les degrés.

ELCI, bas à Thécla.

Le voici.

THÉCLA

Je me tais et je pleure.

ELCI , de même, à son père.

Vous lui direz un mot!

MARCO, à Luigi.

Faites qu'il demeure, Ou vos nuits sans repos commencent d'aujourd'hui, Et vous aurez chassé le sommeil avec lui. LVJIGI , à sa mère.

ZSi^rZZZZ^]*^^^"-»-'--

ELCI.

Il est vrai.

Vous ne m'avez jamais parlé si durement.

LVJIGI.

C'est qu'on n'a jamais vu pareil aveuglement ;

C'est que chacun s'obstine à me trouver coupable, , ^ ^ ^^

Prend parti contre moi , me méconnaît , m accable , |

Excepté vous , ma mère.

THÉCLA , avec désespoir, en se levant.

Et vous ne l'avez pas, Quand il a dit : « Je pars, » retenu dans vos bras!

Vous aussi !

THÉCLA

Le chasser des lieux qui l'ont vu naître ! De chez vous, de chez lui!... Sous ce toit dont le

[maître

A cette heure de paix nous bénit tant de t'ois , Nous devions une nuit reposer tous les trois.

LVJIGI.

Indigné pour Luther, j'eus tort de le défendre?

THÉCLA

Non; je ne dis plus rien.

LUIGI

Paolo va descendre.

LUIGI

Puis-je alors l'aborder sans faiblesse?

ELCI.

ELCI.

Il est encore ici ?

LVJIGI.

Qu'il me tende la main , Je fais pour l'embrasser la moitié du chemin ; Sinon , il partira.

ELCI.

Quoi! le jour qu'il arrive?

THÉCLA

Sans qu'une fois du moins il soit notre convive ?

MARCO, à Luigi.

Adieu! Puisqu'à choisir le ciel me réserva, Je suis le serviteur de celui qui s'en va.

LUIGI

Libre à toi.

LUIGI

C'est lui donner raison ; (Plus bas, à lui-même.)

Et je ne puis pas, moi , lui demander pardon .... MARCO, à Luigi, tandis que Paolo, qui est descendu, s é-

loigue sans détourner la tête, il part.

THÉCLA

Tout est fini !

LUIGI

Tout!

ELCI , qui s'est mise à genoux sur le seuil de la porte, à Paolo.

Pardon pour mon père!

PAOLO

Elci!

ELCI.

Vous resterez.

PAOLO , faisant effort pour sortir.

Laisse-moi ma colère:

Il a rompu les nœuds dont Dieu nous a liés.

Rien ne pouvait les rompre.

PAOLO

Il m'a dit...

ELCI , qui lui met la main sur la bouche en s'élançant à son cou.

Oubliez !

LCIGI.

Mon frère !

THÉCLA

Mes enfants !

PAOLO

Oui , j'oublierai , j'oublie ; Mais , par pitié pour toi , pour moi, qui t'en supplie, Cesse ue m'arrêter; je veux fuir : dans ce lieu

UNE l'AMILLI

Page 1