SCENE VII
BUCKINGHAM
« Le jour, où quand je marche on me laisse en che- » Ce jour pour mou ami n'a pas de lendemain.» [min. ji ra f);» ■ tue rmnir d'avoir été sincère.
MAGASIN IUKAÏKAL.
Jamais! moi, son parent!. .. Ciarcncc était son frère- Il me tùra. Pourquoi? S'il est fort, je le suis. Dans le parti du roi, sait-on ce que je puis. Courons a sa rencontre... un éclat ! C'est ma perte ; C'est avec le régent me mettre en guerre ouverte; Et les conps que je porte, il faut les lui cacher : Car un bon repentir pourrait nous rapprocher. Sans m'engager trop loin , avertissons la reine ; Mais il est avec elle. Ecrivons; lettre vaine ! Elle viendra trop tard. Mais s'il les tient tous deux ,
Ils tombent l'un sur l'autre, et je tombe après eux
Dieu! sauvez d'Edouard la race encor vivante! [te. Oui , Dieu : quand nos cheveux se dressent d'épouvan- Apercevant Richard.
Ce mot nous vient toujours. — O bonheur ! il m'en- Le duc d'York! [tend:
BUCKINGIIAM , LE DUC D'YOKK.
buckingua-m , au duc d'York qui traverse ta scène, Milord !
LE DUC DY0RK
Je n'ai pas un instant.
BUCKIXGnAM.
De grâce ! écoutez-moi.
le pue d'tork.
La reine me demande ; Et vous ne voulez pas, cher cousin , qu elle attende.
T.ICKIXGUAM.
Prince , deux mots !
LE DUC D'TORK.
Pas un.
BUCKINGHAM
Vous n'irez pas.
LE DUC D'TORK.
J'y cours.
Bur.KiNGiiAM , se jetant au-devant de lui. Arrêtez !
LE DUC D'TORK.
Avec moi vous qui jouez toujours, Qu'avez- vous donc ?
BUCXI.NGHAM.
Silence, au nom de votre vie !
Vous riez.
BUCKIXGIIAM.
Tarie ciel! je n'en ai pas envie.
LE DUC D TOKK
Moi. j'ai ri , j'ai chaule , j'ai sauté tout le jour : 11 arrive Edouard; l'embrasser à la Tour, Quel plaisir!
BUCKir.GIIAM.
Gardez-vous d'y suivre voti e mère !
LE DUC d'tORK.
Je n'irais pas , milord , au-devant de mon frère !
DUCKLSGIIAM.
Non.
LE DCC DYOHK.
Je veux dans ses bras m'élancer le premier.
BUCKI.VGUAM.
C'est vous perdre.
le nue d'tork.
Comment?
BUCKINGHAM
Il faut vous défier...
LE DUC D'TORK.
De qui?
buckiisguam , à part.
Que dire?
LE DUC D'TORK Efa bien?
BUCKINGHAH.
Je voudrais voir la reine,
LE DUC D'TORK.
Venez donc.
DUCKIIVGUAM.
Sans témoin.
LE DUC d'ïORKi
Vous aurez quelque peine :
Le régent est près d'elle.
BUCKINGHAM
Il le faut.
LE DUC D'TORK.
Mais on part.
BUCKINGIIAM.
Si je ne la vois pas, il meurt, votre Edouard.
LE DUC d'ïORK.
Edouard !
BDCKINGHAM.
Pensez-y.
Mon frère !
BUCKDSGHAM.
Le tems presse.
LE DUC D'TORK.
J'y rêve.
BDCKINGHAM.
Si du roi le sort vous intéresse , N'allez pas à la Tour.
LE DUC D'TORK.
- Non ; je vous le promets.
BUCKIXGHAJÎ.
C'est sur?
LE DUC D'TORK.
Quand j'ai dit non , je ne cède jamais.
EUCKI.-VGIIAJI.
Foi d'Anglais ?
LE DUC DÏORK.
Foi de prince !
evxkixgham.
On vient.
LE DUC D'TORK.
Laissez-moi faire.
EUCKINGHAM.
Mais comment aux regards pourrai-je me soustraire?
LES ENFANS d'ÉDOUAHD
va duc d'york.
Suivez-moi vite.
BUCKINGUAM.
Où donc?
LB duc d'york , soulevant une portière qui fait face à l'appartement de la reine.
Ici, milord, ici :
Hier, en m'y cachant, j'ai fait peur a Luci.
BUCKINGHAM
Cher enfant , soyez ferme.
LB DUC D'YORK
A peine je respire ; Mais je pense à mon frère , et son danger m'inspire.
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