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SCÈNE IX

LE DUC D'YORK, ELISABETH, GLOCES- TER , BUCK1NGHAM , caché ; un Officier de la Tour.

glocester , à l'officier qui sort.

Je vous suis au conseil.

Elisabeth , montrant le duc (CYork.

Le front dans ses deux mains, U semble méditer sur le sort des humains. On le cherche; il est la, rêveur et solitaire.

Richard ! . .

le duc d york, avec gravité.

Je réfléchis.

ELISABETH

Vraiment?

GLOCESTER

Pauvre Angleterre !

Pour elle un tel travail sera sans résultat : On a troublé sa grâce.

ELISABETH

Allons, homme d'état, D'un rendez-vous qu'on prend pensez qu'on est es- Au lieu de réfléchir sur quelque rien. Lclave,

LE DUC DYORK.

Très-grave ; Sur cette question que je roule à part moi : Est-il jamais permis de manquer à sa toi.

ELISABETH

Est-ce une question? Suivez-nous , tète folle.

GLOCESTER

L'honneur fait un devoir de tenir sa parole ; J'ai la vôtre : partons.

Mais j'ai la vôtre aussi ; Vous la tiendrez , milord ; ou bien je reste ici.

Comment?

GLOCESTER

Vous nreainoti adresse, et je TM8 vous confondre.

Est-il en bas?

GLOCESTER

rius lard vous aurez, ce bonheur.

LE DUC D'YORK

De vos boutés trop tôt peut-on se faire honneur?

GLOCESTER

Demain.

LE duc d'york.

Dès à présent.

GLOCESTER

Ce soir, je vous l'atteste.

LE DUC DYORK.

S'il arrive, je pars; s'il ne vient pas, je reste. Elisabeth, au duc d'York, en lui parlant à

l'oreille.

Il s'assied. — Allons donc ! je vous le dis tout bas : Mais je rougis pour vous ; mais vous n'y pensez pas: Vous viendrez , Richard.

GLOCESTliR.

Résister a sa mère, Ah! mon neveu , c'est mal.

le duc d'york.

La vôtre vous est chère, Et je la vis deux fois vous quitter en pleurant : C'était donc bien plus mal; car vous êtes plus grand.

Elisabeth, d'une voix altérée.

Vous m'affligez, mon fils.

le duc d'york, avec émotion en se levant. Moi!

Elisabeth

Beaucoup, je vous jure; Mais beaucoup.

le duc d'york , s' élançant vers elle, Ah ! ma mère !

Elisabeth à Glocester.

Il vient, j'en étais sûre.

le duc d'york , avec résolution.

Non! ....

glocester , impatienté.

Par force , h la Tour il le faut emmener.

LE DUC D YORK

Par force ! osez-le donc : qui voudra m'y traîner? Qui donnera cet ordre? est-ce vous ou la rqine? Moi, frère et fils de roi, commandez qu on m y trame ,

glocester, qui s'avance vet* lui.

Apprenez qu'à votre âge en ne fait pas la loi ; Je vais vous le prouver.

Porter la main sur moi

Tirantb demi le poignard <I-'i e.ta s;, ceinlurc.

Prenez garde , milord !

ÉLISARETn.

LB DUC D YORK

Sur mon coursier je veux traverser Londre;

Ah! c'est impardonnable!

Votre oncle!.. Ou vouscacher aprèsun trait semblable.

Évitez les regards ; n'allez pas avec nous ; Restez, nous recevrons votre frère sans vous , Et je veux à la Tour l'embrasser la première , Et vous n'y viendrez pas de la journée entière , Ni demain, ni pins tard) ni pendant tout un mois J'en prends l'engagement. Vous verrez celte fois Si Ton tient avec vous sa parole royale

A Glocester.

Partons, milord.

GLOCESTER

Non pas : quel celai ! quel scandale!

11 sent trop son erreur pour y persévérer. Au reste, j'ai moi-même un tort à réparer. Je me rends h la Tour où le conseil m'appelle ;

A Richard.

Toutefois, ce présent qui fait notre querelle, Je vais vous l'envoyer, oui , j'y cours de ce pas; Mais j'en suis sûr, milord , vous ne l'attendrez pas.

De cette fantaisie ?» la fin je me lasse ; J'entends, je veux qu'il reste.

GLOCESTER

Ali ! j'ai le droit de grâce, J'en userai pour lui laissez-moi pardonner : Sans ce droit-la, ma sœur, qui voudrait gouverner?

A Richard qui se détourne sans répondre. — Ras à la reine en

souriant.

Nous quittons-nous amis? — Il est bien volontaire; Mais cet excès vaut mieux que le défaut contraire. Vous nous l'amènerez.

ELISABETH

Je sens que j'aurais tort.

GLOCESTER

Bientôt.

ELISABETH

Vous le voulez.

glocester , lui baisant la main.

A revoir donc.

le duc d'ïork , tjui le suit desyeux.

Il sort.

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