SCENE III
TYRREL , seul.
L'aimable enfant!
Sans regretter son or, il s'en va triomphant;
Après une ]» isej.
Il sera beaa jonenr. — Même beauté! même âge/ J'ai cru sentir encor passer sur mon visage Ces lèvres qui jadis... Non, froides pour jamais ] Plus jamais de baisers des lèvres que j'aimais J Mortes, mortes!... Pourquoi cette retraite austère? Le sacre dans deux jours va les rendre à leur mère ; Qu'ils l'embrassent plus tôt, le mal n'est pas si grand. La reine est là , chez moi, priant tout bas , pleurant, Toujours là, comme un marbre, immobile à sa place. Nous antres vieux pécheurs, dont le cœur est de glace Contre des pleurs de femme, un enfant nous émeut : Ce petit vaurien-là fait de moi ce qu'il veut. Ah f c'est qu'il lui ressemble!.. On s'approche; silence! La lueur des flambeaux m'annonce sa présence : C'est le régent. Sans doute il vient leur déclarer Qu'on a fixé le jour qui doit les délivrer.