ACTE II
Péfît salon. à Paris, clicz de Venpi ê ; porte au fond, à travers laquelle on voit un lustre dam la pièce conli.'iic ; porte latcïide a gauche, conduisant chez Clara ; porte latérale .'i droite, conduisant dans un couloir, p • nier pi. m. Une fenêtre du même côte, au deuxième plan. Table avec quelques livres à droite ; psvcbc en li ■ la porle latérale de gauche .et la porte du tond; à l'a ca'ûche de celle dernière porte, un grand baiomètie ; a fa droite, un grand cadran, oui niarauc successivement les hcines annoncée» dans 1 acte.
GERMAIN, SERAPHINE.
(Germain an ne un papier à la main ; Séraphine est assise, et pleure, Je coude appuyé sur la table)
GERMUN, de lu porte latéruU: fit droite. Tiens! mademoiselle Séraphine! Qu'est-ce que vous laites là?
SIîraphixe, çssuya/it ses yn/v. J'attends Mmc la baronne pour lui douncr c.etle lettre de la part de M. le curé Uiibrciiil.
GERMWM. Qûêlqtie demande; de secours, la prière d'aller visiter quelques malades. Mme la baronne est si charitable, si pieuse! Mais qu'avez- vous donc? est-ce qu'on pleure en carnaval?
SÉRAPHINE, se remet tant à pleurer. Je Suis bien malheureuse! M",e la marquise ne veut p3s que je l'accompagne, ce soir, à' la cour d'assises : la séance la plus intéressante, la dernière, celle où l'arrêt doit ètte prononcé.
' GERMAIN , art'ciiLml bien cette réplùjue. Ah ! oui . dans l'affaire de M. de Monugny, qu'on arrêta, il y a six mois, à Saint- Mandé ?
SÉbaphine Madame veut que je reste iei pour les préparatifs du bal déguisé qu'on donne ce soir.
germain* Déguisé ! mieux que cela :
masqué! Je vais donner au concierge la liste des invités : ils se feront reconnaître en passant devant la loge; et puis, ils paraîtront masqués dans les salons pour intuiguer les dames. Ou recevra les masques, à d.x heures, et le bal commencera à minuit; ce sera bien amusant!
SÉRAPHINE, dé'l ligneuse. Oh! oui, bien amusant... Un bal, des masques, on en voit partout, c'est si commun! niais un procès comme celui là : une femme enlevée, son mari assassiné!... peut-être de deux ans on n'en verra pas de pareil... quel malheur!.. Encore, si je n'avais pas assisté aux premières séances... mais, depuis dix jours, nous n'en sortons pas; nos places sont retenues comme au théâtre... Oh! mais j'irai, je veux y aller! je ne suis pas une esclave, après tout!
(Elle 6e lève.)
iiEi'.MAlN. Et si M"" la inarquiue ellemême n'v allait pas?
SLiiM'UiXK. Madame ? il faudrait qu'elle fût hien malade ; cl encore...
germain. C'est qu'en sortant de table, îj n'y a qu'un instant, lorsque je suis entré chez M. le marquis, pour premlre ce papier, je crois qu'il engageait madame à ne pas y aller.
(Il sort par le fond.)
oaa sooaooaoaaoo ooooao»aoBO»acoaoaoo9 eoeoeo