LA BARONNE, SÉRAPHIN E
(La I) nonne entre en regardant a sa moutie.)
LV mROWE , à part. Six heures... son avocat ne doit répliquer qu'à sept heures... nous avons le tems. ( A Séraphine. ) Ces dames sont-elles arrivées?
SÉrvphine. Pos encore , madame. Voici une lettre mie M l'abbé Dubreuil. . .
LA BARONNE. Bon vieillard ! saint boni me !.. il me demande encore de l'argent... Lis^inoi cela, ma fille, j'ai oublié:..
séraphine , lisant. « Madame la ba- » ronne, je viens encore solliciter vos se- » cours pour ces pauvres honteux qui vous » bénissent. Depuis dix jours, je n'ai pas » eu le bonheur de vous- voir au chevet de » ce lit de souffrance. Tous le savez ce~ » pendant , si les dons de votre charité » contribuent à soulager leurs maux phv- » siques, votre présence plus charitable » les honore et les console... Je compte » sur vous, ce soir, à huit heures:.. La » maladie a lait de grands progrès... J'ai » promis que vous seriez là avec moi... » Le désespoir vous attend pour se chan- » ger en espérance. »
LA BYRONNE. Lifortunés !. . Oh! oui, M. Dubreuil a raison de compter sur moi... Je n'irai pas ce soir, c'est impossible; mais je doublerai la somme que je leur destinais. ( Elle donne une bourse. ) Tiens, Séraphine, tu la leur porteras.
SÉRAPHINE, contrariée. Ah ! mon Dieu !
■moi, madame ?
la baronne. Tu diras à M. Dubreuil que demain... ( d part. ) C'est aujourd'hui
DM PROCES CRIMINEL
la dernière séance. ( Haut. ) Que demain je serai à son noble rendez-vous.
séraphine. C'est bien loin d'ici, madame!
LA BARONNE. Tti prendras une voiture, tu m'excuseras de ton mieux auprès de ce digne homme, auprès des malades; tu les consoleras de ma part, cela revient au même; et, ce soir, tu me rendras compte de tout... tu resteras long-tems prés d'eux, très-long-tems.
SÉRAPHINE , charmée. Très-long- teins?
Oui , madame ; cruel bonheur !