‹ Magasin théâtralChapitre 581 sur 1377 · VENPRÉ, LA VICOMTESSE, LA BA- RONNE, DIANE · texte numérisé non relu

VENPRÉ, LA VICOMTESSE, LA BA- RONNE, DIANE

LA VICOMTESSE, du fond. Ah ! je vous trouve, quel bonheur! 'je croyais arriver trop tard.... C'est mon mari qui désirait me retenir.

LA ii \itowi:. Ils s'étaient donné le mot.

la vicomtesse. Le croiricz-vous? ma petite fille doit bien, mange bien; elle se porte à merveille... seulement, elle est un peu languissante.... Ma sœur, pour l'égayer, a voulu donner, chez moi, un bal d'enfans qu'elle s'est chargée de diriger... elle aime tant ma fille!... Mon mari voulait que je restasse à ce bal. J'ai eu beau lui dire que j'étais engagée, qu'il le savait bien... Ne pouvant rien gagner sur moi... c'est inimaginable!... il m'a appelée mauvaise mère !

DIANE ET LA BARONNE. Ah !

(Vcnpre hausse les c'paulcs.) LA VICOMTESSE , pleurant. Mauvaise mère, moi! .. J'ai embrassé mon enfant avec transport... et je suis venue avec mon frère chercher, près de vous, des consolations... (Gaîment.) Partons-nous?

DIANE. Nous n'attendons plus que la générale.

LA VICOMTESSE. Inutile, elle ne viendra pas; je suis passée chez elle, je n'ai pu la voir , elle s'habillait ; mais le général m'a dit qu'elle allait chez son avoué... Un procès d'un demi-million. Ne l'attendons pas.

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