‹ Magasin théâtralChapitre 580 sur 1377 · PII* . I X · texte numérisé non relu

PII* . I X

(Elle soi I en courant.) LA BARONNE. J'ai toujours reconnu des sentimens charitables dans cette bonne fille.

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LA BARONNE, VENPRÉ, p#s DIANE.

VENPRÉ , sans voir la baronne, venant de la porte latérale de droite. Grautois a raison, Champenau a raison : je suis trop faible, ce spectacle est immoral. . je tiendrai bon ce soir... Ah! madame la baronne...

la BARONNE. Vous avez l'air bien ému?

VENPRÉ. Ma femme, votre nièce... secondez-moi, je vous en prie...

(Diane paraît par la nu-tue porte.)

LA BARONNE Toi aussi , ma nièce, tu as l'air bien agitée?

DIANE. Agitée? oui, je le suis, je l'avoue... lui, si bon, si raisonnable, si confiant!., le croiriez-vous, ma tante? Une veut pas, ce soir, que j'aille au palais de justice!... Il m'a dit : Je ne veux pas!

LA BABONNE. Oh !

VENPRÉ. Je ne crois pas vous avoir dit.,

DIANE. Vous ne m'avez pas dit : Je ne veux pas?

VENPRÉ. Vous vous trompez du

moins, je ne l'ai pas entendu... je vous ai priée.... j'ai voulu vous faire sentir la nécessité de ne pas sortir, le soir où vous donnez un bal.

DI\NÉ. Mais, monsieur, il n'est que six heures, les invitations ne sont que pour minuit... nous serons de retour à onze heures.

la baronne. Au pi us tard. On délibère vite, les jours gras.

DIANE. Mais, monsieur, pourquoi m'avez-vous permis de suivre les débats jusqu'à présent? et aujourd'hui...

vénpré. Je vous ai permis!., vous les avez suivis malgré ma prière : car je vous al priée toujours.

diane. Mais enfin, toujours vous avez fini par céder, et ce soir...

venpué. Et puis, voulez-vous que je vous dise toute ma pensée? Je suis de l'avis du colonel ; c'est un spectacle immoral.

DIANE. Immoral !

la baronne. Immoral! .. un endroit où je vais moi-mcinc !... où l'on n'entend

pailer (pie d'ordre, de paix, de morale

Immoral! monsieur le marquis, ne vous en déplaise, je regarde un procureur du roi comme un prédicateur;

VENPRÉ. Comme un prédicateur?

la bauonni;. El ce qu'il dit, comme un très-beau si rmon.

ULANE, dépitée. Du reste, ma tante, qu'il n'en soit plus question, je n'irai pas! (Kllc s'assied près de la table.)

venpré. A la bonne heure, je vous re~mercie!

DIANE. Mais vous pouvez , monsieur, contremander votre bal, je n'y paraîtrai pas... je serai malade.;, je sens que je le suisdi;|à.

LA BARONNE, passant entre Vcnuié et Diane. C'est une tyrannie.

VENPRÉ. Et c'est ainsi que vous me.secondez?

i.A baronne. Vous voulez la faire mourir!

DIANE

Je n irai pas.

VENPRE, alarmé de l'état de Diane.

Al-

Ions, allons, calmez-vous.

LA BARONNE. C'est une cruauté.1

venpré, à Diane. Que ce soit au moins' la dernière fois. Vous irez.

diane. Je n'irai pas !

venpré. Vous irez.

diane. Non !

venpré. Je le veux !

diane. Je n'irai pas! !

la baronne. Ah! ma chère, ma chère tu as tort , tu passes les bornes ; tu dois obéissance à ton mari (A Venpré.) Vous voyez si je vous seconde!., elle ira.

VENPBÉ, voyant attirer la vicomtesse.

La vicomtesse ! voici un surcroît de renfort pour elles.

SCEiNE IV.

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