SCENE XV
LA GÉNÉRALE , LA VICOMTESSE , VENPRÉ, L'OFFICIER DE POLICE, DIANE, CLARA, LÉON.
VENTRE , sans voir Léon ni Clara , désigne à l'officier le pavillon de gauche. C'est ici ; le coupable est dans ce pavillon
(L'officier y entre.)
CLARA , bas à Léon. Il dit plus vrai qu'il ne pense.
L'OFFICIER sort, tirant Grantois. Suivezmoi!... suivez- moi !...
(Grantois paraît.)
venpré. Le chevalier!...
les DAMES. Le chevalier!...
(Etonncment gênerai.)
LÉON , s'avançant. C'est lui qui est le coupable.
ve\prÉ, désignant Léon àU officier. Non, monsieur , c'est lui.
LÉON, a Grantois. Monsieur le chevalier, je vous somme de déclarer que vous êtes le faux Duclosque tout le monde ci oit mort;
je vous somme de déclarer que vous n'avez pas même été blessé.
GRANTOIS. J'existe encore , il est vrai... je le nierais en vain... mais, si vous n'êtes pas mon assassin , vous êtes le ravisseur de ma femme.
LÉON. Aussi vrai l'un que l'autre.
L'OFFICIER, à Grau/ois. Vous avouez, monsieur, que vous êtes le faux Duclos, que vous n'avez pas été blessé , pas même élé attaqué... vous saviez que monsieur est innocent , et vous l'auriez laissé mourir d'une mort infamante?., cette conduite fait naître d'étranges soupçons... D'où venaient donc ces traces sanglantes qu'on a trouvées?., votre femme a disparu...
LA GÉNÉRALE , éknirdiment. Il a tué sa femme!..
(Tout le monde s' éloigne de Grantois.)
GRANTOIS. Moi !..
LA vicomtesse. Je n'ai jamais eu bonne opinion du chevalier.