‹ Magasin théâtralChapitre 680 sur 1377 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

MONALDESCHI* seul.

0 fortune!

Fallait-il, saisissant toute chance opportune, Subir de tes faveurs l'implacable désir; Me vendre tout entier au soin de te saisir ; User, sans autre amour, autre idée, autre envie, Chaque jour, chaque nuit de dix ans de ma vie; Atteindre enfin le but, et, presque triomphant, M'arrôter pour répondre aux regards d'un enfant! Oh! Marianne! Marianne!

Il prend deJ papiers qu'il a déposés sur une lable.

Au moins, de la prudence.

Il lève un panneau du parquet, il en lire uiie Imite de 1er garnit eu or, après avoir levé un n isort.

Mettons là ces papiers, cette correspondance; Et si, comme il le doit, Mazarin est discret, Ceci de nos projets assure le secret Contre toute recherche.

Il met les papiei s dans la boîtej cl en lire un écrin,qu'ii considère avec attention.

Avec le prix immense De tous ces diamans, fruit d'un jour de démence Où j'osai de l'honneur briser le dernier frein, J'achèterais les fiefs d'un prince souverain ! Le plus riche seigneur de toute l'Italie ; Marianne, mon épouse; oui, ma vie embellie Par Marianne, et bientôt avec elle, avec moi, Des enfans qu'attendrait l'héritage d'un roi :... D'un roi ! j'aurais de l'or, de l'or au lieu d'un trône. Non, non, vous brillerez autour d'une couronne. Colifichets de roi, vous parerez mon front; Votre éclat souverain en masquera l'affront. On vient.

11 jette; les diamans dans la lioîte, la referme et remet tout à sa place.

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