‹ Magasin théâtralChapitre 690 sur 1377 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

MARIANNE, se soulevant ci regardant avec terreur.

Rien... rien... ma tète brille et mon cœur est de

[glace.

Mon père... il me cherchait... ah! j'étais a ma

[place, A la place des morts; pourquoi m'en relever? C'est pour souffrir... toujours souffrir... sans le

[sauver.

La mort... toujours la mort... et la preuve fatale Est là... Dieu de pardon... Christine est ma rivale! Et mon père... et lui-même... ah! c'est trop de

[malheur.

Quels projets... quels discours... quelle ame que

[la leur!...

J'en ai trop entendu. . . qu'ils meretrouvent morte.. .

Avec soudaineté.

Non! non ! pour le sauver, c'est toi qui me rends

[forte,

Mon Dieu, j'ai tant souffert .. ma douleur t'a

[touché,

Et la douleur te plaît comme à nous le péché.

Mon Dieu ! je l'aimais tant... je suis si jeune encore I

Ce n'est pas mon salut... c'est le sien que j'im-

[plore.

Oui, mon père l'a dit; c'est là.

Elle se met à genoux, et cherebe à ouvrir le panneau dans lequel est la boite.

Là... Je ne puis; O mon Dieu, laisse-moi sauver ses jours, et puis Frappe-moi sans relâche et remplis ta colère.

Elle s'appuie sur la table et voit le poison que Landini a

laissé.

Sois béni; tu m'entends, j'ai déjà mon salaire. Ce poison m'appartient... j'attends encor de toi Les preuves du forfait pour mourir avec moi.

Elle fjit de nouveaux efforts pour découvrir l'endroit où est la boite.

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