SCENE vr
LANDINI, MÉRULA, CLAIRET, à l'entrée de la grotte,
clairet, entrant.
Elle est mortel MÉRl'LA, étonné.
Qui parle?
landini, se pressant près de lui.
Vois... tiens... là, debout, près de la porte. CLAIRET, avançant près du corps de Marianne. Ils ne m'ont pas trompé.
mérula , le reconnaissant.
Ciel !
clairet, s' arrêtant immobile rnregardant le corps de sa fille.
Elle était ici!
LANMNI.
C'est Clairet.
r,n iut.a.
C'est Clairet qui la regarde ainsi.
Quoi ! lui, qui l'aimait tant ,ne pleure ni ne prie! clairet, toujours immobile , regardant le corps
de Marianne.
Elle aurait eu seize ans, vienne Sainte-Marie.
Il se tourne ver^ Landini il Mérula, qui sont préis à sortir. Il parait calme el ne porte plus les yeux du côté de Mai ianne.
Restez .. pour elle... là... je vous ai vus prier.
mi: nu la.
C'est un cruel devoir.
CLAIRET
Ce n'est pas le dernier.
Vous avez enlevé celle fille a son père!... ."Sun pas vous... lui!... son or...
Il prend une ItourSP, une Mérula refuse.
Voici de l'or... j'espère Que ceux qui pour son ame imploraient le pardon Ne voudront pas laisser ce corps à l'abandon.
M HUILA.
Ce roc n'est pas si ni: qu'il n'ait sii pieds de terre.
CLAIRET
Oui... là!... dans quelque endroit secret et solitaire.
LANDINI, à Mérula.
Oseras-tu?
MÉRULA.
J'irai; dussé-jc voir le mien De lui-même à mes yeux se creuser près du sien. Viens, viens...
Il va pour sorlir.
Pauvre Marianne, adieu!
CLAIRET , éclatant.
Non pas Marianne, Ne nommez ras ainsi ce corps froid!...
Avec douleur.
Qui profane Ce nom que j'aimais tant? ne dites pas ce nom ; Marianne était ma fille avant son abandon ; Celle-ci, c'est...
mérula, l'interrompant.
Silence!... on va creuser sa tombe!
Le père qui maudit l'enfant vivant qui tombe Se repent bicu souvent... mais Dieu voue au re-
[mord Le père sans pitié qui maudit l'enfant mort.
Il sort avec Landini.
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CLAIRET, seul.
Le remords!.-, un remords me brûle et me dévore,
CllRISTiME A FONTAINEBLEAU.
Il a séché mes pleurs et les consume encore.
lise tourne vers Marianne.
Marianne... mon enfant... devant ton corps glacé Comme un froid étranger ton vieux père a passé. Il n'était plus ton père!...
Il s'approche.
0 ma fille outragée, Je reviendrai pleurer quand tu seras vengée ; L'étranger qui passait sera ton père alors.
Il se baisse et prend le poignard.
Quand j'ai vu ce poignard déposé sur ton corps, Seul gage de salut qui restât à ton ame, Un nom écrit en sang a brillé sur sa lame ; La foudre a fait bruire un nom comme un tocsin, Et ma douleur brisée est restée en mon sein. Demain je reviendrai...
Il lève le poignard.
Mais, ô ma tille aimée, Lorsque je placerai sur ta tombe fermée
Ce fer froid où ce soir brillent tes pleurs glacés, La lame sera tiède et les pleurs effacés.
Il caclie le poignard ('.ans son sein, met un genou eu terre et embrasse sa fille. Il se lève.
Dors... dors... la mort n'est pas le plus mauvais
[partage!
Jeune enfant qu'attendait un si riche héritage, Tu ne peux rien prétendre à présent qu'un linceul.
Il détache sou manteau et l'en couvre.
Je ne te verrai plus... adieu !.. . me voilà seul !
Mérula ctLandini paraissent dans le fond, et posent une bêche et une pioche près du mur.
.Mt.ru la, de loin.
Clairet!... Clairet!...
clairet, sans se retourner.
Oui... oui... prenez-la; c'est la vôtre, Votre victime estprête... et je vais chercher l'autre.
Il sort. Landini et Mérula enlèvent Mariane. La toile tombe.
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