SCÈNE IV
BONAPARTE, CHARLES, un HUISSIER.
uonapaute, à l'huissier. Un homme viendra ce matin ; — il prononcera ces deux mots : Toulon et liberté. Vous me l'amènerez par cette porte. ( L'huissier sort.) Asseyez-vous, Charles, nous aurons de la besogne aujourd'hui. Avez- vous les journaux ? que disent-ils ?
Chaules. Les journaux français ?
BONAPARTE. Non , ils ne disent que ce que je veux ; je sais d'avance ce qu'il y a dedans... — Les journaux étrangers?
cnAULES. Les journaux anglais parlent de la guerre , et protestent de leur amour pour la paix.
BONAPARTE. Leur amour pour la paix!
— Et pourquoi alors n'observ< ,: ils pas le traité d'Amiens? Pourquoi s'obstinent-ils, contre toutes leurs promesses, à garder Malte, l'entrepôt de la Méditerranée, le relais de l'Egypte? — J'aimerais mieux leur abandonner le faubourg Saint-Antoine.